Inceste : Trois ans de prison pour un père coupable d’attouchements sexuels

Un Montréalais qui a «volé l’enfance» de sa fille et ses deux belles-filles en leur faisant subir des attouchements sexuels pendant plus d’une décennie passera les trois prochaines années en prison.

«J’imagine que, pour toi, la sentence que tu [as récoltée jeudi] te semble injuste et énorme, mais par rapport à toutes les années volées à moi et mes deux sœurs, aucune sentence ne serait assez longue à mes yeux», a écrit l’une des victimes dans une lettre déposée au palais de justice de Saint-Jérôme.

Son agresseur, que l’on ne peut nommer afin de préserver l’identité des victimes, a été condamné à trois ans de pénitencier, le jour de son 44e anniversaire.

Aujourd’hui âgée de 31 ans, la jeune femme n’avait que 7 ans lorsque son beau-père a commencé à lui faire des attouchements sexuels, qui ont débuté par des caresses sur les fesses. L’homme demandait également à la fillette de flatter son pénis en se frottant sur elle.

Les abus, qui se sont produits dans des résidences de Repentigny et L’Épiphanie, dans Lanaudière, ont duré 10 ans.

«Stress énorme»

Simultanément, le quadragénaire agressait également son autre belle-fille, de deux ans l’aînée. Dans son cas, les abus ont duré huit ans.

«J’ai vécu ma jeunesse dans un stress énorme […], la peur que ce soir tu ouvres la porte de ma chambre et [que tu] entres pour me flatter et [m’embrasser] les fesses ou […] toucher un endroit de [mon] corps que je savais interdit…», a écrit la jeune femme.

Craintives et sous l’emprise de leur agresseur, les deux sœurs ne l’ont pas dénoncé immédiatement.

En 1999, l’homme est devenu père. Il a commencé à agresser sa propre fille alors qu’elle n’avait que 5 ans. Les gestes interdits ont été commis à Saint-Calixte et La Plaine, un secteur de Terrebonne.

Baisers sur la bouche, caresses aux seins, aux fesses et à la vulve, par-dessus les vêtements et dans le bain: les contacts sexuels se sont échelonnés sur huit ans.

Bouleversant inceste

Aujourd’hui à peine majeure, la jeune femme a déjà fait deux tentatives de suicide.

«Je ne sais pas si tu le réalises, mais subir l’inceste est extrêmement bouleversant pour un enfant. Devoir vivre avec le fait que ton agresseur est ton propre père, celui en qui tu avais le plus confiance, celui qui devait [te] protéger», a écrit la victime dans une lettre déposée à la cour.

Une phrase que le juge Carol Richer a réitérée en condamnant l’accusé.

«On s’attend à ce qu’un père protège son enfant plutôt que de l’agresser sexuellement», a-t-il souligné.

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