La main lourde d’un enseignant de CP à Moissac dans le Tarn-et-Garonne

Ce professeur de CP avait-il la main lourde sur ses élèves ? Une enquête de gendarmerie est en cours après que les parents d’un élève ont porté plainte.

Un professeur des écoles aux punitions trop sévères voire violentes à l’école primaire Louis-Gardes de Moissac, dans le Tarn-et-Garonne ? C’est ce que devra déterminer l’enquête de gendarmerie ouverte depuis quelques jours. Fin mars, les parents d’un élève de CP ont porté plainte après avoir recueilli les confidences de leur fils.

Sa maman raconte : « Nous avions remarqué un changement de comportement depuis un moment. Il avait une attitude bizarre, il nous avait dit vouloir changer d’école. C’est un petit garçon plutôt vif. Il nous a expliqué que parfois son maître le tirait par la capuche. Nous lui avons demandé s’il faisait des bêtises. Et nous avons sollicité un rendez-vous avec le corps enseignant. » Auquel ce dernier répond.

Au fur et à mesure, l’enfant de 7 ans finit par raconter que son professeur exige un silence complet dans la classe, « et il nous a parlé des punitions, poursuit la maman. De la boîte à baffes, des cheveux tirés lorsqu’il amène les enfants au coin… » La direction, une fois avisée, prend l’affaire au sérieux. « Elle a réagi très vite, affirme la maman. L’académie a été prévenue et les enfants ont été mis en sécurité. Depuis plusieurs jours, ce professeur n’est pas là, c’est une remplaçante qui assure la classe. Et je retrouve mon petit garçon, il a l’air soulagé »

Une enquête administrative ouverte par l’inspection d’académie

En parallèle, plusieurs parents d’élèves ont écrit à la direction des services départementaux de l’Éducation nationale. Courriers reçus par François-Xavier Pestel, le directeur. Ce dernier détaille : « C’est une situation compliquée. Il est légitime que les parents d’élèves soient soucieux du bien-être de leurs enfants. Nous traitons ce dossier avec beaucoup d’importance, et je saurai prendre des sanctions s’il le faut. » Entendez, si la justice condamne le professeur des écoles. « Nous avions ouvert une enquête administrative », reconnaît le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale). Cependant, elle a été suspendue suite au dépôt de plainte. C’est désormais aux gendarmes et à la justice de faire leur travail.

« À ce jour, aucune mesure disciplinaire n’a été prise à l’encontre de ce professeur, précise François-Xavier Pestel. S’il n’est pas à l’école, ce n’est pas parce qu’il est suspendu. Ce monsieur enseigne depuis longtemps, il est maître formateur et son dossier ne fait mention d’aucun précédent. Aujourd’hui, tant que la justice n’a pas statué, il a mon soutien. »

La maman du petit écolier assure ne pas se lancer dans une chasse aux sorcières: « Je ne veux pas accabler cet homme, je veux seulement que les gendarmes de Moissac mènent une enquête. » C’est chose faite. Les hommes de la brigade de Moissac travaillent sur le dossier et le procureur de la République a été avisé de la situation. L’affaire se réglera donc dans un cadre légal et institutionnel et non dans la cour de l’école…

Source la DPM 

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