Toulouse : Le harceleur en prison, la tranquillité de sa compagne pour quelques mois

Une femme a vécu un véritable enfer ces derniers mois. Son ex-concubin s’est introduit une quinzaine de fois chez elle, en pleine nuit, pour lui dire qu’il l’aimait. En couple pendant un an et demi entre 2015 et 2017, l’homme, jaloux de nature, ne supportait pas sa rupture avec la victime. D’après ses comptes rendus téléphoniques, il a appelé 416 fois son ex-compagne, entre septembre 2017 et février 2018, et lui a envoyé 317 mms et 4 252 sms… «Elle était faite pour moi. Je suis très croyant, elle est née le 25 décembre comme Jésus Christ. Comme moi, elle est gauchère et dyslexique. J’étais envoûté par elle», explique le prévenu devant le tribunal. «La maladie d’amour c’est commun, mais là c’est du harcèlement», enchaîne le président, Jérôme Glavany. Réponse : «C’était plus fort que moi».

La victime ne s’est pas portée partie civile. Désormais, elle souhaitait simplement que le prévenu soit tenu à l’écart de sa vie par une mesure d’éloignement. Il faut dire que leur dernière rencontre – dans la nuit du 21 au 22 février dernier – s’est soldée par une grosse frayeur. Située en rez-de-jardin, elle a entendu du bruit sur sa terrasse aux alentours de 5 h 30 du matin. L’homme de 38 ans attendait le bon moment pour s’introduire dans son appartement. Il l’a ensuite plaquée contre son lit et lui a saisi les mains pour l’empêcher de téléphoner à la police.

«Dans le passé, mon client a eu des repères affectifs dégradés mais ça ne fait pas de lui un homme dangereux», a expliqué l’avocat de la défense, Me José Duguet. Après délibération, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et l’homme a été condamné à 1 an et demi de prison dont 6 mois avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve avec obligation de soigner ses troubles bipolaires. Ainsi qu’une interdiction de s’approcher de la victime.

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