Eupen: 6 ans de prison pour le viol de ses belles-filles mineures d’âge

Un quadragénaire habitant le sud de la Communauté germanophone a été condamné, mercredi par le tribunal correctionnel d’Eupen, à une peine de six ans de prison. Il a été reconnu coupable de faits de viol et d’agressions sexuelles sur ses belles-filles, de détention d’images à caractère pédo-pornographique et de coups et blessures à l’encontre de sa compagne de l’époque et des enfants.

Les faits qui lui étaient reprochés se sont déroulés dans la sphère familiale. Le quadragénaire était le compagnon de la mère des deux fillettes dont il a abusé durant près de sept ans.

C’est en 2014 que l’une des deux adolescentes s’était confiée pour la première fois à une amie, sans donner le nom de la personne qui était l’auteur de ces sévices. Cette amie avait alors fait part de ces confidences au service Kaleido, qui a pris contact avec la victime. Dans un premier temps, celle-ci a démenti les faits. Dix-sept mois plus tard, c’est le service d’aide à la jeunesse qui avait été saisi de l’affaire.

«  Lors de leur audition filmée, les deux jeunes filles, qui avaient moins de 10 ans lors des premiers faits, ont fait des déclarations très précises quant à ce qu’il se passait avec le prévenu, entre 2006 et la fin de l’année 2013. Les deux sœurs ont donné des détails très précis et leurs attitudes laissent penser qu’elles ont effectivement été victimes de leur beau-père  », avait indiqué la substitut du procureur du Roi lors de la première audience en mars dernier.

L’individu, grièvement malade, avait contesté toutes les préventions et incriminé la mère des enfants. Son avocat avait plaidé l’acquittement. Il estimait que les déclarations des jeunes filles n’étaient pas crédibles et avançait l’hypothèse d’un complot, soulignant que le couple s’était séparé et que la mère de famille avait un nouveau compagnon.

La défense n’a pas convaincu le tribunal, qui a déclaré toutes les préventions établies. Le quadragénaire a écopé d’une peine de six ans de prison ainsi que d’une déchéance de ses droits pour une durée de 10 ans.

Les deux victimes, qui s’étaient constituées partie civile, se voient, chacune, attribuer un montant provisionnel de 5.000 euros.

 

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