Au moins 4.000 avocats et magistrats dans la rue à Paris contre la réforme de la justice

Avocats, magistrats ou greffiers ont à nouveau manifesté ce mercredi après-midi contre la réforme de la justice, qui impliquerait la fusion de certains tribunaux d’instance et de grande instance. Les professionnels de la justice craignent des fermetures de tribunaux d’instance.

Avocats, magistrats et greffiers se sont à nouveau mobilisés ce mercredi 11 avril, contre la réforme de la justice voulue par le gouvernement. Elle doit être présentée la semaine prochaine, le 18 avril, en Conseil des ministres. Les professionnels de justice s’inquiètent notamment du projet de fusion des tribunaux d’instance et de grande instance, et donc de la suppression éventuelle de certains tribunaux d’instance.

Au moins 4.000 manifestants à Paris

À Paris, des avocats en robe des barreaux venus notamment de Dieppe, Amiens, Bethunes, Aix-en- Provence, Libourne, Bayonne, Tours ont défilé derrière la banderole « Pour une justice de qualité et accessible ». Les manifestants – 4.000 selon la police, entre 6.000 et 7.000 selon les organisateurs – ont marché de la place du Châtelet jusqu’à la rue de la Paix toute proche de la place Vendôme, où se situe le ministère de la Justice. Près de 70 avocats et magistrats ont aussi manifesté à Périgueux.

La crainte de la suppression des tribunaux d’instance

Les avocats, magistrats et greffiers craignent notamment la suppression des tribunaux d’instance, qui seraient regroupés avec les tribunaux de grande instance. « C’est une très mauvaise idée », juge Pierre-Ann Laugery. Pour lui, cela « signifie contribuer à la désertification judiciaire comme on est en train de contribuer à la désertification médicale ».

Les membres du corps judiciaire ont pourtant été concertés par le gouvernement, mais « c’est une concertation de façade », dit Pierre-Ann Laugery. « C’est une concertation qui repose sur un mensonge. On a mis au milieu de tout ça des magistrats et des avocats alibis, on n’a quasiment pas tenu compte de leurs préconisations ».

Le gouvernement veut rassurer

En mars, le premier ministre Edouard Philippe a promis que « l’intégralité des sites géographiques existants » seront « préservés ». Si l’exécutif entend « fusionner les juridictions de la grande instance et de l’instance », « aucun tribunal ne sera fermé », avait-t-il assuré à Reims.

Source France Bleu

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