Seine-et-Marne : Des violences conjugales sur sa compagne, il finit en prison pour avoir étranglé le lapin de celle-ci

Le prévenu, âgé de 29 ans, qui comparaissait également pour violences conjugales et menaces de mort, souffre d’assuétude à l’alcool et au cannabis.

C’est un homme en grande souffrance psychique qui se trouvait dans le box du tribunal correctionnel de Meaux, ce mercredi. Et c’est pour – entre autres — acte de cruauté envers un animal domestique que cet habitant de Lizy-sur-Ourcq de 29 ans était jugé. Le 30 mars, il a étranglé le lapin de son ex-compagne et lui a envoyé des photos de son cadavre… parce qu’elle ne lui répondait pas au téléphone.

« Je lui ai tordu le cou », a-t-il expliqué. Avant de tenter de minimiser son geste. « Il y a des centaines de milliers de lapins qui se font étrangler au moment où on parle ! » Ce jour-là, il a également laissé des messages de menaces de mort sur le téléphone de son ancienne compagne. Allant jusqu’à lancer : « Je suis à deux doigts de buter tout le monde. »

Élément rassurant, juste après cette crise, le prévenu — qui s’alcoolise de façon massive et fume plusieurs joints par jour — s’est présenté dans un service de psychiatrie, pour y être hospitalisé. « J’ai compris que j’avais vraiment pété les plombs. » Mais il n’y est resté qu’une dizaine de jours et n’a pas suivi l’avis des psychiatres, lui conseillant de suivre une cure de désintoxication. Le tribunal l’a condamné à huit mois de prison ferme et a fait tomber quatre mois, prononcés en novembre dernier dans une autre affaire. Le vice-procureur Jean-Noël Giacomoni avait requis un an de prison ferme, avec incarcération à l’issue de l’audience. « La précédente condamnation de sursis mise à l’épreuve n’a servi à rien. »

Le prévenu, écroué juste après le jugement, comparaissait également pour des violences en récidive commises sur son ancienne amie, le 19 mars, devant la gare de Meaux, alors qu’elle était avec leur bébé de trois mois. « Je lui ai mis deux trois tartes derrière la tête et deux coups de poing dans les jambes. C’est ma manière de montrer mon mécontentement. J’ai craché dessus. Ce qui m’a énervé c’est qu’elle avait un joint alors que moi, on m’a interdit de voir mon fils à cause de mes addictions. » Et d’ajouter : « Je suis fou amoureux d’elle. Pas plus tard que dimanche, on a fait l’amour. »

Son avocat Me Thierry Benkimoun a évoqué « l’attitude ambivalente de la victime » et « le caractère toxique de cette relation ». Avant de suggérer une contrainte pénale pour son client, eu égard à ses assuétudes.

Source LP

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