Héritage de Johnny Hallyday : les biens sont gelés, mais aucun de droit de regard sur l’album

Il s’agit du premier arbitrage judiciaire dans la bataille pour l’héritage de l’icône française, Johnny Hallyday.

Les deux camps renvoyés dos à dos. Si le tribunal de Nanterre s’est prononcé vendredi pour le gel des biens de Johnny Hallyday ainsi que pour la mise sous séquestre de tous ses droits artistiques, il a revanche refusé le droit de regard aux enfants aînés sur l’album posthume qui doit sortir en 2018.

Dans son ordonnance, le juge a estimé que les deux aînés justifient d’un « risque réel » de perdre « quasiment toute chance de recouvrer la part successorale à laquelle ils pourraient prétendre ». Les avocats de Laura Smet ont confié à BFMTV être « satisfaits » de cette décision.

La villa à Los Angeles n’est pas concernée

Laeticia Hallyday a donc interdiction « de vendre ou de disposer » des biens immobiliers de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et Saint-Barthélémy. Une décision sans « incidence », d’après la défense de l’intéressée. « Laeticia Hallyday n’ayant ni la volonté de céder ces biens, ni le pouvoir de céder ces biens », a déclaré Me Ardavan Amir-Aslani.

Le plus important, selon le camp Laetitia, étant que les deux propriétés de Santa Monica et Los Angeles ne soient pas concernées par ce gel. Une décision prise afin selon le tribunal de Nanterre afin d’éviter des « conséquences disproportionnées pour Laeticia Smet et ses enfants mineurs ».

 

Pas de contrôle avant la sortie publique de l’album

Concernant l’album, « l’accord signé » en novembre 2017 entre Warner et Johnny Hallyday « démontre sans ambiguïté que le chanteur acceptait que les dix titres listés qu’il avait interprétés lors des sessions d’enregistrement fassent l’objet d’une commercialisation par la société Warner », considère l’ordonnance. Le juge estime que « rien ne vient établir le risque certain d’une atteinte portée à l’interprétation de l’artiste qui justifierait un contrôle des demandeurs avant la sortie publique de l’album ».

« Nous nous réjouissons de (cette) décision qui confirme ce que nous avons toujours soutenu à savoir que le droit moral sur le dernier album a été exercé du vivant de l’artiste, sans contestation possible », a déclaré l’avocat de la femme du défunt.

Source LP

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