Affaire Grégory : Murielle Bolle fixée le 25 avril sur son contrôle judiciaire

Elle est mise en examen depuis juin 2017, soupçonnée d’avoir participé au rapt mortel de Grégory Villemin en 1984.

Murielle Bolle saura le 25 avril. Ce personnage clé de l’affaire Grégory a demandé pour la deuxième fois ce vendredi à pouvoir rentrer chez elle dans les Vosges.

La demande de suspension de son contrôle judiciaire, qui lui impose depuis le mois d’août 2017 de résider dans la Nièvre, a été plaidée devant la chambre de l’instruction de Dijon (Côte-d’Or). Une première demande en ce sens a été rejetée fin janvier. Ses conseils et ceux des époux Jacob, autres mis en cause dans l’affaire Grégory, demandent également la nullité des mises en examen de leurs clients.

Les avocats de Murieelle Bolle, mise en examen en juin 2017 pour le rapt mortel de Grégory Villemin, pointent notamment du doigt «l’absence d’indices graves et concordants» et entendent «démontrer qu’elle n’a rien à voir, ni de près, ni de loin» avec la mort du petit garçon de 4 ans retrouvé dans la rivière Vologne il y a plus de 33 ans.

Soupçonnée d’avoir participé à l’enlèvement

En 1984, lors d’une garde à vue devant les gendarmes, celle qui était alors âgée de 15 ans a accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir enlevé Grégory avant de se rétracter. Bernard Laroche a été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.

La justice soupçonne Murielle Bolle, aujourd’hui âgée de 48 ans, d’avoir participé à l’enlèvement. Elle soutient aussi que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque, ce qu’elle conteste. Septuagénaires, Marcel et Jacqueline Jacob sont, quant à eux, soupçonnés d’avoir été les «corbeaux» de l’affaire, à l’origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées. Le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory seraient impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d’un «acte collectif». Initialement soumis à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob ont depuis été autorisés à rentrer chez eux.

Avec AFP

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