Assises du Var : la mère du petit Antoine condamnée dans une affaire de meurtre

La cour a condamné en appel la mère du petit Antoine, disparu en 2008 dans le Puy-de-Dôme, à deux ans de prison pour le recel du cadavre d’une amie dealeuse et son ex-compagnon à 20 ans pour meurtre.

La cour d’assises du Var, à Draguignan, rejugeait en appel le couple soupçonné du meurtre du petit Antoine, 6 ans, disparu en 2008 à Issoire, mais cette fois dans une autre affaire : la mort et la dissimulation du corps d’une amie dealeuse qui les hébergeait et était en litige avec eux à propos d’un paquet de drogue.

Vendredi soir, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette a été condamnée à deux ans de prison pour le recel du cadavre et laissée en liberté. Son ex-compagnon Sébastien Ribière a écopé d’une peine de 20 ans pour meurtre et a été reconduit en prison. Les deux accusés avaient été acquittés en première instance en 2016 par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.

Ces deux trentenaires au parcours de vie chaotique avaient été interpellés en 2012, un an après la découverte du corps de Carine Desiles dans le Ve arrondissement de Marseille. Le couple qui était hébergé par la victime au moment des faits était en litige avec elle à propos d’un paquet de 500 g de cocaïne.

Dénoncé par un codétenu

Un codétenu de Sébastien Ribière avait indiqué que ce dernier avait évoqué devant lui le meurtre de Carine Desiles. Pour Me Fabrice Giletta, avocat pour les parties civiles de la sœur de la victime, « cette pièce supplémentaire présentée à l’audience a sans doute contribué à la décision de culpabilité prononcée par le jury » des assises du Var.

En 2017, les deux trentenaires ont été parallèlement mis en examen pour homicide involontaire dans l’affaire de la disparition à Issoire (Puy-de-Dôme) du petit Antoine, 6 ans. Un rebondissement qui faisait suite aux révélations de ce même codétenu affirmant que Sébastien Ribière lui avait confié que l’enfant avait ingurgité accidentellement de l’héroïne et serait décédé d’une overdose.

Le couple, qui avait toujours évoqué l’hypothèse d’un enlèvement, a été mis en examen pour homicide involontaire, recel de cadavre, modification de l’état des lieux d’un crime et dénonciation mensongère ayant entraîné de vaines recherches.

Avec AFP

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire