Plongeuse de la police disparue à Paris : son corps retrouvé près du pont des Arts

Le corps de la plongeuse disparue à Paris le 5 janvier dernier a été retrouvé. LP/ Jean Nicholas Guillo

Le corps de la jeune femme de 27 ans disparue dans la Seine en janvier a été retrouvé ce dimanche.

Le corps de la jeune policière de 27 ans qui avait disparu soudainement dans la Seine le 5 janvier dernier près de l’île de la Cité a été retrouvé ce dimanche. Le parquet a ouvert une enquête le 27 février dernier pour «homicide involontaire» après cette accident entouré de plusieurs zones d’ombre.

La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue. Son corps a été retrouvé en aval du pont des Arts, à quelques centaines de mètres du lieu de la disparition, a précisé la préfecture de police.

Mercredi dernier le Canard Enchaîné a révélé de nombreux éléments de l’enquête concernant la disparition et la noyade d’Amandine. Ce jour-là, en dépit des circonstances particulièrement périlleuses, la supérieure de la jeune femme décide de la tenue d’un exercice sur le fleuve : reliée à une «ligne de vie», un filin de sécurité, Amandine plonge, en fin de matinée, bouteille au dos, munie de sa ceinture de plomb. Et coule dans les eaux déchaînées.

Des documents «accablants»

L’Unsa Police, dont Amandine était adhérente, s’est ému le premier, au lendemain du drame, de la légèreté avec laquelle l’exercice avait été organisé, et a promis de ne «rien lâcher». Depuis, le syndicat a pu consulter des documents, qu’il estime «accablants» : «La ligne de vie de la plongeuse a été lâchée au mépris du protocole, qui veut qu’auparavant, elle se soit délestée de sa bouteille d’air, de sa ceinture de plomb et ait gonflé son gilet, pour pouvoir se laisser dériver. Amandine a été livrée à la Seine avec un équipement d’une quarantaine de kilos, et elle n’est pas parvenue à gonfler son gilet. Amandine a coulé à pic», expliquait mercredi dernier au Parisien Nicolas Pucheu, secrétaire départemental adjoint de l’Unsa.

«Quant à son collègue, resté dans l’embarcation, et censé lui porter secours, il n’était pas équipé de sa bouteille d’air : lorsqu’il a plongé pour lui venir en aide, il s’est trouvé en difficulté, dans des eaux démontées et des conditions exécrables. Il a dû regagner le bateau…».

Citée par le Canard enchaîné, la famille d’Amandine déplore qu’on lui ait caché la vérité. «À aucun moment, affirme sa mère à l’hebdomadaire, la préfecture ne nous a dit qu’une erreur avait été commise, c’est pourquoi je me suis portée partie civile».

Avec AFP

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire