MALTRAITANCES : Yoselyn Ortega, la nounou tueuse de Manhattan, condamnée à la perpétuité

Elle a été reconnue coupable du double meurtre voilà un mois.

En octobre 2012, en plein cœur de Manhattan (New York), cette femme de 56 ans tuait Leo, 2 ans, et Lucia, 6 ans, deux frères et sœurs qu’elle gardait. Yoselyn Ortega, une nourrice d’origine dominicaine, a été condamnée ce lundi à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération.

Yoselyn Ortega avait plaidé la folie pour ce double meurtre. Mais après un procès de six semaines, et malgré le témoignage de psychiatres qui ont estimé qu’elle souffrait de psychose et se trouvait dans un état « dissociatif » au moment du crime, un jury populaire l’a reconnue pleinement coupable le 18 avril des deux meurtres.

Privée de tout « espoir » de retrouver la liberté

Ce lundi, le juge Gregory Carro a suivi la requête des parents Krim et du procureur, qui estimait que Ortega, une « narcissique malveillante », le « mal à l’état pur », devait être privée de tout « espoir » de jamais retrouver la liberté.

Pour la première fois depuis le début du procès, Yoselyn Ortega a pris la parole pour quelques minutes, plaidant elle aussi pour un peu de clémence, au nom de sa maladie mentale.

Les larmes aux yeux, s’exprimant en espagnol via une interprète, elle a demandé « beaucoup de pardons », « j’avais dit à ma famille que je ne me sentais pas bien ».

Ce drame, un cauchemar pour les parents qui confient leurs enfants à une nounou, s’est déroulé dans l’appartement cossu de la famille Krim de l’Upper West Side.

La nounou avait tenté de se suicider en vain

Embauchée pour aider la mère, Marina Krim, dans son quotidien avec les enfants, Yocelyn Ortega, s’était petit à petit fait sa place dans la famille. Au point de partir en vacances avec eux.

La mère, Marina Krim, qui était partie chercher son troisième enfant à un cours de danse, avait découvert Ortega dans la salle de bains de l’appartement familial, aux côtés des deux enfants massacrés à coups de couteau de cuisine, allongés dans la baignoire. La nounou avait tenté de se suicider sans y parvenir. Le père, qui rentrait le soir du crime d’un déplacement à San Francisco, avait été informé par la police, qui l’attendait à l’aéroport, de la terrible nouvelle.

Ce geste terrible a inspiré le roman « Chanson Douce » de l’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016.

Avec AFP

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