Yvelines : La mort d’un bébé de 7 mois emmène la nounou en prison

Cette assistante maternelle agréée, qui s’occupait d’un bébé à Maurepas, nie l’avoir secoué en dépit des constatations médicales.

Un bébé qui meurt entre les mains d’une professionnelle de la petite enfance est toujours un drame qui glace le sang de tous les parents. Une nourrice de 36 ans a été mise en examen puis écrouée, vendredi, pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Elle est soupçonnée d’avoir secoué à mort un bébé de sept mois dont elle avait la garde, le 26 avril dernier, à Maurepas.

Cette affaire commence lorsque les parents de la petite Batista poussent la porte du commissariat de Trappes, le dernier week-end d’avril. Ils racontent que le jeudi passé, Virginie, l’assistante maternelle de leur fille, avait contacté le père de l’enfant pour expliquer que son bébé était anormalement somnolant.

Les parents mis hors de cause

Les secours avaient pris l’enfant en charge avant de la conduire à l’hôpital Necker, à Paris (XVe). Rapidement, l’équipe médicale avait conseillé aux parents d’alerter la police, car les symptômes laissaient présager un acte de violence. Malgré les soins, la petite Batista est décédée quelques jours après son admission.

L’autopsie a permis d’identifier des hématomes sous-duraux et le médecin légiste a posé un diagnostic tristement classique : le bébé a été secoué et son cerveau a heurté la boîte crânienne, entraînant son décès. Les parents ont rapidement été mis hors de cause par les enquêteurs de la brigade de protection de la famille et les soupçons se sont alors focalisés sur la nourrice.

Explications incohérentes selon le juge

Cette femme, qui dispose d’un agrément du conseil départemental, a été convoquée mercredi par les policiers, et placée en garde à vue. Durant ses auditions devant les fonctionnaires et le juge d’instruction, elle a nié avoir secoué le bébé. Elle raconte que la petite fille serait tombée sur une autre enfant qu’elle garde.

« Mais cette version des faits est incompatible avec les constatations médicales qui induisent formellement que la tête de la petite fille a été secouée », rapporte une source proche du dossier. Le juge a décidé de son placement en détention à cause de ces explications incohérentes.

Source LP  

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