PAS-DE-CALAIS : Des attouchements sur mineurs , mais il évite la prison

Image Ouest-france

Tout commence en octobre 2015. Le prévenu, âgé de 58 ans, est un adepte de jeu de rôle sur internet. Il joue en équipe avec un couple vivant à Saint-Tricat avec lequel il finit par sympathiser. La mère et le beau-père introduisent progressivement leurs deux filles dans le jeu. La plus jeune est âgée de 13 ans. Sur cette plateforme, la jeune fille discute avec le mis en cause et lui confie ses problèmes de harcèlement au collège. Celui-ci lui propose de la rencontrer et de l’aider. Le 6 octobre, il part de l’Aisne, région où il est domicilié, pour se rendre à l’arrêt où la jeune fille prend le bus, qui la conduit à un collège des environs où elle est scolarisée. Il lui propose de l’emmener. Sur la route, il s’arrête dans un petit chemin et se livre à des attouchements. À la barre, le prévenu parle d’une « relation amoureuse virtuelle » qui n’aurait pas dû se concrétiser. Alors pourquoi y êtes-vous allé ? D’autant que vous aviez cherché sur Google Maps en amont un petit chemin pour vous isoler avec la jeune fille, interroge le juge.

« J’avais besoin d’affection, j’avais la tête dans le sac à cette époque. Je demande pardon à la famille et aux filles. » L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Le beau-père découvre les échanges privés et y met un terme. C’est alors que le prévenu fait la connaissance de la sœur aînée qui, d’après lui, se disait jalouse de sa cadette. La rencontre physique a lieu en novembre. À la barre, le mis en cause déclare également « avoir eu des sentiments » pour l’adolescente, âgée de 16 ans au moment des faits. Il y aura trois rencontres physiques, également sur le trajet de l’établissement scolaire et dans le véhicule du prévenu. Des rencontres au cours desquelles le prévenu procède à des attouchements sexuels sur l’adolescente.

« Les deux jeunes filles avaient peur. L’aînée dit qu’elle a accepté car elle avait peur qu’il l’enlève », plaide l’avocate de la partie civile.

M.C. écope de 8 mois de prison avec sursis, ainsi que d’une inscription de son nom au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

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