Affaire Daval : Ce que l’on sait de l’audition de Jonathann Daval devant le Juge

 Le 27 juin dernier, Jonathann Daval changeait sa version des faits quant aux événements ayant conduit au décès de son épouse Alexia. Un récit relaté au juge d’instruction et dont la presse s’est procuré la déposition.

La nouvelle version des faits de Jonathann Daval devient de plus en plus précise. Le 27 juin dernier, huit mois après le décès d’Alexia Daval, le mari de la jeune femme a changé son fusil d’épaule. Plus question, alors, de continuer de porter la responsabilité du meurtre. Face au juge d’instruction, l’homme accuse désormais son beau-frère, Grégory Gay, et dévoile un nouveau récit de la soirée. Jeudi 12 juillet au soir, L’Est Républicain a publié le contenu de la déposition du principal suspect.

Alexia Daval « incontrôlable »

D’après lui, ce vendredi 27 octobre 2017, les parents d’Alexia reçoivent chez eux le couple Daval et le couple Gay, ainsi que le fils de ce dernier. L’épouse de Jonathann arrive vers 19h. « L’ambiance est bon enfant, mais rapidement, le climat s’alourdit », écrit L’Est Républicain. Car Alexia « pique une crise », « une crise d’hystérie particulièrement violente », décrira Jonathann Daval, ajoutant que son épouse était devenue « incontrôlable » et « criait » dans la maison.

Chacun tente de la « calmer » et les convives commencent à « s’embrouiller », raconte le suspect. Il ajoute qu’Alexia fonce alors à l’étage de la demeure, et bouscule le petit garçon de sa sœur, Stéphanie. Cette dernière lui assène une gifle, et Alexia lui retourne le geste. Grégory Gay décide donc d’intervenir. Dans la suite de sa déposition, Jonathann Daval relate des « cris », avant le silence. Le beau-frère d’Alexia redescend alors. On lui demande si « ça va ». « Pas trop », aurait-il rétorqué, avant de préciser : « Elle est morte, je l’ai étranglée ». Concernant la suite de la soirée, Jonathann Daval reconnait avoir participé au transport du corps, mais pas à sa crémation. Par la suite, la famille « n’en a plus reparlé », dira-t-il au juge, évoquant un « pacte » familial.

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