Loire : Un an de prison ferme pour avoir giflé la maîtresse de sa fille à Roanne, une mère en prison

Une mère de famille a été condamnée mardi à Roanne (Loire) à une lourde peine de 18 mois de prison, dont un an ferme, pour avoir giflé la maîtresse d’une de ses filles.

Le tribunal de Roanne a souhaité être ferme à l’égard de cette mère de famille qui en mars dernier s’en était pris à la maîtresse de sa fille.

Les faits remontent à mars 2017 à Mably (Loire). Voyant une bosse sur la tête de sa fille, la maman accuse rapidement l’enseignante et directrice de l’école. Elle lui inflige plusieurs gifles, tire son écharpe, sa queue de cheval, sous le regard d’élèves, de parents et d’autres enseignants. Une agression qui a entraîné 3 jours d’ITT (incapacité temporaire de travail).

 Au-delà des réquisitions du procureur

Le tribunal correctionnel est allé au-delà des réquisitions du procureur. La mère de cinq enfants qui appartient à la communauté rom a été condamnée à une lourde peine de 18 mois de prison, dont un an ferme.

« La peine est lourde, aberrante mais je ne vois pas comment la justice aurait pu être sereine », a déclaré l’avocat de l’accusée, Me Hugues Roumeau. Il a notamment pointé la mobilisation de quelques dizaines d’enseignants devant le palais pour soutenir leur collègue. Et l’absence d’un traducteur pour sa cliente, dont les propos ont été traduits par son mari.

                                                                                            L’enseignante  choquée par la condamnation

Même stupéfaction du côté de la partie civile. L’enseignante est « choquée de la condamnation. Elle ne s’attendait pas à cela, elle voulait que son préjudice soit reconnu, pas qu’une mère de famille soit envoyée en prison », a réagi son avocate.

L’accusée a été incarcérée ce mardi soir à la prison de La Talaudière, près de Saint-Etienne. A l’audience, elle n’a pas vraiment fourni d’explications sur son geste, se bornant à expliquer qu’elle avait attrapé l’écharpe pour se défendre face aux coups de l’enseignante. Une version contredite par des témoins.

Avec AFP

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