Béziers : Elle était malade et voulait emporter ses enfants avec elle.

Palais de Justice - Béziers - 234 Architecture

C’est une femme malade qui se présente à la barre. Elle est poursuivie par le tribunal pour avoir voulu mourir et emporter ces enfants avec elle.Le tribunal l’a entendu dans son geste de désespoir car Madame confirmait l’intégralité des faits qui lui sont reprochés.

La prévenue à la barre explique par l’intermédiaire de son avocat :

“Elle assume tout. Elle avait juste besoin d’aide à l’époque pour faire face à sa maladie, celle de son enfant, mais aussi la perte de son compagnon et de ses droits. Elle était contrainte de faire les poubelles pour subvenir aux besoins de sa famille. Tout ceci a été un véritable gâchis. Aujourd’hui, il y a un lien énorme entre elle et ses enfants. Il ne faut pas le lui enlever. Elle a un espoir de vie très court. Elle reçoit un traitement de chimiothérapie permanente et est reliée en permanence à une pompe à morphine. Je vous demande d’être cléments.”

Une mère de famille qui explique aussi à la barre du tribunal que les enfants sont délaissés par leur père, qui agit comme un simple géniteur, et qu’il a abandonné ses enfants. Cette mère qui dépassait par la pauvreté ferait les poubelles pour nourrir ces enfants. Lassée de cette vie quotidienne aussi difficile, elle décidera de prendre des médicaments pour l’aider à partir plus rapidement, mais d’administrer des gélules aux enfants pour qu’ils partent avec elle.

Le tribunal juge une affaire familiale qui sur fait de violences mettait en exergue une douleur familiale sans précédent. Celle d’une femme frappée, ainsi que les enfants, dont ceux-ci ont été retiré. Mais la situation de la barre du Tribunal fait que ce père demandait réparation pour ces enfants et que le Tribunal ne juge pas aux assises cette affaires.

“Nous ne pouvons que regretter que cette procédure soit arrivée aussi tardivement devant le tribunal. Rien n’est plus difficile que de démontrer vos réelles intentions mais vous pourrez, par ce jugement, mieux surmonter votre détresse. Vous avez pu préserver votre attachement à vos enfants mais, malgré tout, les faits sont graves. Nous comprenons votre détresse de l’époque. Le temps a passé et vous avez évolué. Je requiers une peine de deux ans de prison avec sursis”, expliquait le procureur Yvon Calvet.

La prévenue a été condamnée à 4 mois de prison avec sursis, et elle devra indemnisée les enfants à hauteur de 10 000 €. Le tribunal prenant pour acte la partie civile du père.

 

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