Jarny : un papa se bat pour que son voisin, condamné pour agression sexuelle sur sa fille de 9 ans, déménage

Francis Siedlewski a entamé une grève de la faim depuis ce samedi 7 avril 2018 et dort sur le parvis de la mairie de Jarny. Ce père de famille exige une mesure d’éloignement contre un voisin, condamné au mois de décembre pour attouchements sexuels sur sa fille.

« Ce n’est pas aux victimes d’être coupables, je ne déménagerai pas« , avertit Francis Siedlewski. Ce père de famille, déterminé, tente le tout pour le tout pour être entendu de la justice.

Cet habitant de Jarny (Meurthe-et-Moselle) a débuté une grève de la faim et s’est installé avec une tente sur le parvis de sa mairie. Il réclame que son voisin, âgé d’environ soixante-dix ans, condamné au mois de décembre 2017 pour agression sexuelle sur sa fille, déménage de la commune. Les faits remontent au mois de juillet 2016.

22 mètres séparent l’homme et la famille

La famille de Francis Siedlewski  habite dans le même lotissement que cet homme, à 22 mètres de distance. « On ouvre la fenêtre, on peut croiser ce type« , s’indigne le père de famille de 52 ans. « Quand ma fille le voit, elle est totalement perturbée, elle en pisse dans sa culotte« , raconte, la voix pleine de colère, ce papa à bout. Il rajoute que sa fille, qui avait 9 ans au moment des faits, a dû subir une opération chirurgicale :  » A cause du stress, elle s’était fait des nœuds dans le ventre. »

Francis Siedlewski a entamé une grève de la faim depuis samedi 7 avril. Il a également décidé de dormir sur le parvis de la mairie de Jarny. - Radio France
Francis Siedlewski a entamé une grève de la faim depuis samedi 7 avril. Il a également décidé de dormir sur le parvis de la mairie de Jarny. © Radio France – Jordan MUZYCZKA

L’homme mis en cause a été condamné par le tribunal correctionnel de Briey, en décembre 2017, à une peine d’un an de prison avec sursis et cinq années de mise à l’épreuve. Mais il a fait appel de la décision. C’est désormais à la cour d’appel de Nancy de trancher, mais la date n’a pas encore été fixée. En attendant, aucune mesure d’éloignement ne peut être instaurée. « Je ne vais pas attendre 24 ou 36 mois ! » s’insurge Francis Siedlewski qui n’en peut plus de cette situation.

Il a d’ailleurs, en dernier espoir, rédigé une lettre aux deux derniers locataires de l’Élysée, François Hollande et Emmanuel Macron, ainsi qu’à des députés, au préfet ou au sous-préfet. Sans succès.

Source France Bleu 

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