VAR : Elle venait pour acheter un jouet, sa fille de 2 ans et demi inhale du gaz et finit aux urgences

Marie s’est rendue dans un magasin avec Léa, 2 ans et demi, lundi. Mais elle a vite dû l’emmener à l’hôpital, la petite ayant respiré une émanation toxique

Léa (1) et sa maman, Marie, pensaient passer un bon moment, hier, quand elles sont allées se promener dans les rayons du JouéClub d’Antibes nord.Une petite escapade, entre filles, pour flâner entre les jouets et les livres pour enfants.

Léa n’a pas encore 3 ans, assez cependant pour s’affirmer. Sa maman le sait. C’est pour cela que, quand sa pitchoun a commencé à pleurer et à se tordre de douleur sans qu’elle ne parvienne à la calmer, elle a rapidement su que quelque chose clochait et qu’il ne s’agissait en rien d’un caprice.

« J’AI COMPRIS QUE CE N’ÉTAIT PAS DU CINÉMA »

Marie et sa fille sont entrées dans le magasin vers 9 h 45, moins d’une heure après l’ouverture. Une fois au fond de l’établissement, la maman ressent un picotement étrange au fond de la gorge mais ne s’en inquiète pas. Et continue de vagabonder avec son enfant, les yeux rivés sur les jouets.

Et puis Léa se plaint, se frotte les yeux avec insistance. Pis, elle se met à crier, prise de douleurs insurmontables pour une petite fille de son âge.

Marie sort du magasin, pensant soulager le mal de son enfant à l’aide d’une lingette pour les mains et d’un peu d’eau pour les yeux. Mais rien ne s’arrange. Ses yeux gonflent. Panique. « J’ai commencé à avoir très peur parce que j’ai compris que ce n’était pas du cinéma », confie Marie, encore émue.

Ni une ni deux, la maman file au pôle Saint-Jean d’Antibes. « Ils ont des urgences, explique Paul, le papa. Une fois sur place, ça commençait doucement à aller mieux. Le docteur a rassuré ma femme car il n’y avait pas d’œdème. Mais ça aurait pu être plus grave ! »

« LA PROCHAINE FOIS, JE M’ABSTIENDRAI »

Les parents, soulagés, sont en colère. Par précaution, ils préfèrent appeler le magasin pour demander d’où peut venir cette réaction et ces douleurs… sans se douter de la réponse : « Ils ont rapidement compris que c’était dû au déclenchement de leur alarme, et donc au gaz qui s’était échappé, poursuit la maman. Mais ils ne m’en ont pas dit plus. Or moi, je veux savoir ce qu’a inhalé ma fille ! Une responsable m’a parlé de quelque chose de semblable à un gaz lacrymogène… mais ils le savaient avant d’ouvrir le magasin. Pourquoi ne m’ont-ils pas prévenu quand je suis rentré ? Et les autres clients ? Ma fille a plus de 2 ans mais si elle avait été encore un nourrisson ? C’est un délire cette histoire… »

Le couple est allé déposer plainte, lundi. Avant d’aller discuter avec le directeur du magasin qui, de bonne foi, reconnaît son erreur.

Et Marie de conclure, épuisée par le stress : « Je voulais juste acheter un jouet à ma fille… au final j’ai perdu toute ma matinée. La prochaine fois, je m’abstiendrai. »

LA DIRECTION DU MAGASIN VA CHANGER DE SYSTÈME DE SÉCURITÉ

Didier Lefort, directeur du magasin JouéClub situé au nord d’Antibes, a accepté de répondre et d’expliquer les causes de cet accident qu’il regrette : « Nous avons eu une coupure de courant ce week-end à cause du vent. A la suite de ça, notre système de protection contre les cambriolages s’est déclenché ce matin (hier) et du gaz s’est échappé. C’est une sorte de gaz lacrymogène dissuasif pour les voleurs. Comme personne n’a présenté le moindre symptôme après que nous ayons aéré tout le magasin, nous avons ouvert normalement. Lorsque l’accident s’est produit, nous n’avons pas immédiatement fait le rapprochement. C’est quand la maman nous a téléphoné que nous avons compris, et du coup tenté de la rassurer car ce gaz n’est pas dangereux. Des enfants sont venus dans le magasin toute la journée et il n’y a eu aucun autre incident. Il n’y aura pas de prochaine fois, je vais arrêter ce système de protection du coup. Et je suis prêt à discuter avec les parents d’un éventuel préjudice moral afin qu’il soit réparé. » Zone contenant les pièces jointes

1. Les prénoms ont été changés.

Source Var Matin 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire