Deux mois après la disparition de Gérard Bastiani, sa famille lance un appel à témoignages de nouveau

Le sexagénaire a disparu le mardi 27 février en centre-ville de Nice. Il aurait été aperçu le soir même près de la rue Defly. Avec cette piste, la famille lance un énième appel à témoignages.

Déjà deux mois. Deux mois que la famille de Gérard Bastiani œuvre sans relâche pour le retrouver. Cet homme de 64 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer, a disparu le 27 février en plein centre-ville de Nice.

Depuis, sa mère et ses trois fils ont tout tenté. De l’Italie au Var, Romain, Xavier et Jauffrey ont arpenté le territoire. Laissé des affiches dans leur sillage. Partagé des avis de recherche sur les réseaux sociaux. Posté des vidéos dont l’une d’elle a totalisé plus de 500.000 vues et 25.000 partages sur notre page Facebook.

Portés par cette chaîne de solidarité, les trois frères ne désespèrent pas.

« PEUT-ÊTRE UNE PISTE »

Le 11 avril, il a posté une nouvelle vidéo dans laquelle il fait état d’une piste éventuelle. Gérard Bastiani aurait été aperçu le soir de sa disparition, vers 19h30, rue Defly.

« Mon père aurait demandé le chemin du boulevard Carabacel à une dame, avance le cadet Romain Bastiani. Un SDF serait venu les voir, croyant que mon père importunait la dame et serait ensuite reparti. Ce n’est pas un rebondissement mais peut-être une piste. Du coup, on fait un appel à témoignage sur la vidéo pour savoir si quelqu’un a vu, le mardi 27 février au soir, une altercation ou deux SDF vers la rue Defly. »

« ON NE PERD PAS ESPOIR, MAIS LE TEMPS PASSE »

« Il y a moins de mobilisation qu’avant, assure le cadet. Mais, il y a encore beaucoup de personnes qui partagent. » Alors, la vie reprend son cours. Difficilement.

« On a arrêté de sillonner le département sans savoir où on va, poursuit-il. On a essayé de reprendre nos vies. On a relancé les réseaux sociaux pour que les gens n’oublient pas. »

Un énième appel à l’aide lancé par la famille de Gérard Bastiani qui essaye de trouver une trace. Une réponse à leurs questions. L’apaisement de cette « angoisse insoutenable« .

« On ne perd pas espoir, mais le temps passe, confie Romain, la voix sombre. C’est compliqué. On est lucide, mais on espère avoir quelque chose tôt ou tard. Rester dans l’inconnu c’est la pire des situations. »

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire