Disparition d’Alexandrine : Des pistes restent à explorer

Plus de quarante-huit heures après sa disparition, Alexandrine, 16 ans, était toujours introuvable, hier soir. Ses parents, Audrey et Christophe Bonnet, étaient à Tours pour y placarder des avis de recherches avec la photo et un descriptif des habits que portait leur fille, vendredi. La dernière piste d’une journée pleine d’angoisse mais aussi d’espoirs déçus.

Une chaîne de solidarité s’était maillée sur les réseaux sociaux. Le matin, une cinquantaine de proches de la famille mais aussi des anonymes s’étaient ainsi réunis, dès 6 h 30, pour une fouille méticuleuse des rues de Villedieu-sur-Indre. Là où, la veille au soir, les chiens d’une équipe cynophile des gendarmes du Cher avaient flairé sa piste jusqu’à tard dans la soirée. Appuyés par un hélicoptère de la Section aérienne de la gendarmerie (Sag) de Tours, ils avaient suivi sa trace depuis Villers-les-Ormes, où plusieurs témoins avaient assuré avoir reconnu la jeune fille, dès vendredi soir. La piste de la fugue était dès lors privilégiée.

L’étrange message aux copines Alexandrine, scolarisée à l’Établissement régional d’enseignement adapté (Érea) de Châteauroux, avenue de Verdun, n’était pas rentrée chez elle. Psychologiquement fragile, elle aurait confié à des amies ne plus supporter son école et vouloir se rendre à Tours, dans un centre de formation. « Je ne vous oublierai jamais », auraient-elles dit avant de les quitter. Elle se serait ensuite rendue, en bus, à Brassioux, puis à pied jusqu’à Villers-les-Ormes et Villedieu-sur-Indre.
« Je ne reconnais pas ma fille », confiait sa maman, hier matin à Villedieu. Les traits étaient tirés, les yeux rougis, et le téléphone portable n’arrêtait pas de sonner au rythme de témoignages plus ou moins crédibles. Deux allaient toutefois retenir leur attention.

Le premier, celui de jeunes filles, laissait penser qu’Alexandrine était montée dans un bus, en direction de Tours. Le second, de deux jeunes garçons, qu’elle serait montée dans une voiture. « Elle est très influençable », craignait Audrey Bonnet. Villedieu-sur-Indre, Buzançais, Châtillon-sur-Indre, etc. Amis et proches du couple Bonnet ont donc arpenté cet axe durant la journée. Avant qu’Audrey et Christophe Bonnet ne décident de se rendre à Tours. Avec l’espoir toujours vivace de retrouver leur fille.

avec LRP

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