Victime de violences conjugales, l’ex-femme d’un footballeur de Ligue 1 raconte ses deux années d’enfer

Victime de violences conjugales, cette femme a vécu l’enfer au côté de ce footballeur qui a notamment évolué en Ligue 1. Un témoignage qui fait froid dans le dos que dévoilent nos confrères de « L’Equipe ».

C’est un témoignage glaçant que livre cette ex-femme de footballeur dans les colonnes de L’Equipe. Cette dernière, qui se fait appeler Miriam, a décidé de raconter ses deux années d’enfer au côté d’un joueur de Ligue 1. Un quotidien bien loin des strass et des paillettes qu’affichent les femmes de footballeurs dans les gradins des stades ou sur les réseaux sociaux. Violentée aussi bien physiquement que sexuellement, Miriam a vécu un véritable cauchemar.

Pourtant, son histoire d’amour avec ce footballeur de Ligue 1 ressemblait au début à un conte de fées. Miriam se souvient :

On s’est connus à (elle indique sa ville natale, en Afrique) quand il venait jouer avec l’équipe nationale. Il y a quatre ans, il m’a proposé de venir vivre en France avec lui. Il m’a fait les papiers et je suis venue le retrouver dans la ville du nouveau club où il avait signé. Et on a commencé à vivre ensemble.

D’abord adorable, il se transforme en homme violent

“Adorable” dans un premier temps, cet homme va peu à peu dévoiler son vrai visage et devenir “violent” :

Avec moi, il était très jaloux et pouvait changer de personnalité à tout moment. N’importe quoi pouvait déclencher sa violence… Il cherchait toujours un prétexte pour taper. Et ce n’était pas des petites gifles, mais des coups de poing dans le ventre, sur le visage, partout…

Et d’ajouter :

Quand il me voyait pleurer après m’avoir tapée, il se rapprochait de moi, me demandait pardon, puis me forçait à faire l’amour. Je me débattais, mais je pense que ça l’excitait. Quand c’était fini, je continuais à pleurer dans mon coin.

Victime de violences conjugales, Miriam refuse toutefois de parler à l’époque. Et d’expliquer :

Je refu­sais toujours de porter plainte parce que j’étais très amou­reuse de lui et que je voulais le proté­ger, lui et son foot­ball. J’espérais qu’il chan­ge­rait. Donc, quand je saignais du nez ou de la bouche après ses coups de poing, je disais par exemple aux infirmières que j’étais tombée dans la baignoire. Pour­tant, il m’a fait subir telle­ment de choses… Aujourd’hui, je réalise que j’aurais pu mourir.

Enceinte… et rouée de coups

Non seulement il aurait pu la tuer… mais il a également mis en danger la vie de leur bébé. Alors que sa compagne est enceinte de huit mois, son compagnon se met soudainement en tête qu’il n’est pas le père du bébé. Miriam est une nouvelle fois rouée de coups :

Il a foncé sur moi et a commencé à me tabas­ser. […] Je lui criais : « Tu vas tuer l’enfant ! Tu vas tuer l’enfant. » Mais il répon­dait : « Je m’en fiche, ce n’est pas mon enfant. » […] Une ambu­lance m’a amenée à l’hôpi­tal. À mon retour, le lende­main, il avait mis toutes mes affaires dans des sacs-poubelle et déchiré tous mes papiers.

Depuis, Miriam n’a plus de contact avec son compagnon. Si nos confrères de L’Equipe ne dévoilent pas le nom de ce footballeur, ils assurent toutefois avoir « véri­fié et validé » ce récit qui fait froid dans le dos. D’ailleurs, si Miriam a fini par s’exprimer, c’est de peur que son ex « finisse par tuer quelqu’un » :

J’ai su qu’il avait tapé sa nouvelle compagne, y compris pendant sa grossesse. Je le sais car chaque fois que “Monsieur” (c’est ainsi qu’elle nomme désormais le joueur) la frappait, elle prenait le train pour être hébergée chez son beau-père (le père du joueur), avec qui je suis restée en contact.

Inquiète pour sa sécurité et celle de son fils, Miriam refuse toutefois de porter plainte. Aujourd’hui, elle préfère refaire sa vie loin de cet homme qui continue quant à lui de mener sa carrière sereinement…

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