Un homme accusé du meurtre d’une «grande sauvagerie» d’une jeune fille de 19 ans à la Réunion

Un homme a été interpellé puis écroué pour le meurtre d’une jeune fille de 19 ans dans des circonstances troubles. Le mis en cause s’est dit guidé «par Dieu».

Soupçonné d’avoir poignardé à mort une jeune fille de 19 ans à la Réunion dans la nuit de mercredi à jeudi, un homme a été mis en examen pour assassinat et écroué vendredi.

Les faits, qualifiés d’une « grande sauvagerie » par Eric Tuffery, procureur de la République à Saint-Denis, se sont produits dans l’appartement qu’occupait l’auteur présumé des faits dans le quartier de la Convenance à Sainte-Marie (nord de l’île). Alarmés par les cris de la jeune fille et le bruit venant de l’habitation, des voisins ont prévenu les forces de l’ordre peu après minuit.

Un homme retranché

À leur arrivée sur place, les hommes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ont dû longuement parlementer avec l’homme qui s’était retranché chez lui. Lorsque l’assaut a été donné, les gendarmes ont découvert à l’intérieur de l’appartement une scène témoignant d’une grande violence : la jeune fille, déjà décédée, était ligotée sur le lit. Elle avait été éviscérée et avait reçu de multiples coups de couteau.

L’auteur présumé des faits était très agité et tenait des propos incohérents. Les gendarmes ont fait usage de leur taser pour le maîtriser. Il a été hospitalisé quelques heures avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie.Plusieurs zones d’ombre demeurent pour les enquêteurs. « On se perd en conjectures » sur le mobile de cette agression, a commenté le procureur. Il semble que la jeune fille, étudiante en médecine, et l’agresseur présumé, déjà défavorablement connu de la justice pour des faits de violence, se connaissaient depuis peu.

Dans des circonstances encore indéterminées, elle se serait rendue au domicile de l’homme, pour la première fois mercredi soir. En début de soirée, l’auteur présumé des faits a téléphoné à la mère de victime pour lui dire que la jeune fille allait rester chez lui pour la nuit. L’homme aurait ensuite tenu des propos inquiétants. La mère de famille affirme avoir alors téléphoné aux gendarmes, mais ces derniers ne sont intervenus que bien plus tard, sur signalement des voisins. Elle a porté plainte contre l’agresseur présumé et contre les forces de l’ordre.

«Croisade contre le diable»

Selon le Journal de l’île de la Réunion, le jeune homme de 29 ans né à Mayotte s’est expliqué sur les raisons qui l’ont poussé à tuer Vanina, la jeune étudiante en médecine de 19 ans. Lors de sa garde à vue. Une « gav » qui s’est avérée compliquée tant le prévenu était dans un état second. Ce dernier a précisé que « c’est Dieu » qui lui avait demandé de tuer le diable, et que celui-ci était représenté entre autres par sa jeune victime.

Selon le journal, la victime n’aurait été que la première d’une longue liste a priori. Le prévenu a expliqué qu’il n’était qu’au début de sa « mission divine », de sa « croisade contre le diable », et que d’autres victimes devaient suivre. Un récit glaçant.

Un expert psychiatre a décelé, après examen du jeune homme, une abolition complète du discernement, et des troubles schizophrènes

Avec AFP

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