Bébé secoué : la mère condamnée à 6 ans de prison

Depuis hier, les jurés de la cour d’assises se penchent sur une affaire de violences volontaires commises sur un bébé. La fillette souffre aujourd’hui d’une infirmité permanente et c’est sa mère qui est dans le box des accusés. L’avocat général avait requis une peine de 5 ans de réclusion criminelle avec sursis mais la mère de la fillette écope de 6 ans de prison. Son avocate va faire appel.

Pour avoir commis des violences volontaires sur son bébé âgé de 2 mois et demi au moment des faits, une mère de famille a été condamnée ce vendredi à 6 ans de prison ferme. Les jurés de la cour d’assises sont allés au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui avait requis une peine de 5 ans de réclusion criminelle.

La mère conserve son autorité parentale

Elle a également condamnée à 5 ans de suivi socio-judiciaire, mais pas de retrait de l’autorité parentale.

Les faits datent du 31 décembre 2013. C’est le GHSR (Groupe Hospitalier Sud Réunion) qui a alerté le Parquetpour un cas de « maltraitances sur un nourrisson ».

Âgée de 24 ans, la mère a rapidement été placée en garde à vue mais elle a toujours nié les violences. Cette jeune Saint-Pierroise comparaît libre devant la cour d’assises de Saint-Denis.

Les multiples expertises médicales confirment que l’enfant a bien été victime d’actes de violences.

Le jour des faits, la jeune mère de famille a emmené sa fille – alors âgée de 2 mois et demi – chez SOS Médecins car l’enfant semblait malade. Les médecins n’ont rien détecté d’anormal mais quelques heures plus tard, son état de santé s’est dégradé. Au CHU Sud, le corps médical a constaté que la petite fille souffrait de fractures au niveau des côtes, d’une hémorragie rétinienne et de lésions cérébrales.

La mère de la fillette est défendue par Me Amel Khlifi-Ethève. Elle encourt une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour « violences suivies d’une infirmité permanente sur mineur de 15 ans par ascendant ».

Cette jeune mère qui s’occupe toujours de son enfant dément formellement être l’auteur des violences. Mais son déni de grossesse plaide en sa défaveur, selon la partie civile.

Selon l’expertise psychologique, cette mère de famille semble bien ancrée dans la réalité. Une fois encore, pour ces faits de violences volontaires commises sur son nourrisson, elle encourt une peine pouvant aller jusqu’à 15 de réclusion criminelle.

Source Info.re

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