Rouen : trois mois de prison avec sursis pour le père et conjoint violent

 » Il a  un comportement dévastateur vis-à-vis de ses enfants et de sa femme, il faut les protéger « , s’alarme la substitut du procureur en désignant Alisan K. L’homme de 55 ans qui se présente devant le tribunal correctionnel est poursuivi pour avoir, sur la période de janvier 2013 à janvier 2017, à Rouen, fait subir des violences et des humiliations à sa compagne et à ses enfants de 3 et 5 ans.

À coups de ceinture et de câble électrique

Dans la longue liste de faits décrits par la présidente du tribunal, certains font particulièrement réagir le public présent dans la salle d’audience. Des coups de ceinture, de câble électrique et de bâton. Mais aussi des menaces de mort et des crachats accompagnés d’insultes : « Ma salive est plus propre que vous », aurait déclaré l’homme en s’adressant à ses enfants en bas âge. La magistrate revient plus précisément sur des faits de violence conjugale ayant eu lieu le 16 janvier 2016. « Je vous ai écouté et je ne suis pas d’accord. Avec le câble je voulais frapper ma fille aînée que j’ai eue d’un précédent mariage. Elle m’avait poussé alors que je venais de me faire opérer, j’ai eu extrêmement mal et j’ai réagi par instinct. Ma compagne a voulu la défendre et elle a mis son bras devant, c’est elle qui a pris le coup », relate le quinquagénaire aux cheveux gris et au visage sévère. « Et vous réglez vos problèmes à coups de câble dans la famille ? », s’insurge la présidente.

« De toute façon ce n’est pas le plus grave. Mes enfants sont maltraités par les frères de ma femme, il y a même eu des attouchements, j’ai déposé plainte et j’ai demandé le divorce », assure le prévenu, battant en retraite.

« Une éducation qui manque de douceur »

« Monsieur veut avoir le dernier mot, il n’est pas question que quelqu’un puisse se rebeller à son égard. Les violences sont récurrentes que ce soit contre ses enfants ou sa compagne. Il essaye de renvoyer sa responsabilité sur les frères de madame et d’établir des faits qui n’existent pas », contredit l’avocate des parties civiles. « Il pratique une éducation qui manque de douceur, mais c’est la façon dont il a été élevé. Il n’a pas commis de violences volontaires, sa priorité c’est de continuer à voir ses enfants », plaide l’avocat de la défense.

Le tribunal le condamne à une peine de trois mois de prison avec sursis.

Source PN

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