Justice : Il viol sa belle-fille, la mère est complice et savait !

Le procès en appel devant la Cour d’assises du Gard, de Jean-Marie (1), un Avignonnais âgé de 41 ans, assisté de Me El Bouroumi s’ouvre cet après-midi et s’annonce des plus tendus. Condamné en novembre 2016 à la peine de 18 ans par la Cour d’assises de Vaucluse, cet homme, s’il endosse le costume de tyran domestique, conteste avec force avoir commis les faits odieux dénoncés par sa belle-fille, assistée de Me Blanc.

Menaces et coups des l’âge de 11 ans

Marie, alors âgée de 18 ans, a déposé plainte en mars 2014. Elle expliquait avoir subi, sous la menace et les coups et depuis l’âge de 11 ans, les assauts sexuels du compagnon de sa mère. Des faits commis « à la maison » et « dans la voiture » lorsqu’il allait la chercher à l’école. Les abus sexuels se seraient poursuivis entre 2010 et 2013 alors que Jean-Marie était, dans le cadre d’autres affaires, détenu à la prison du Pontet.

La jeune fille expliquait avoir été violée au parloir mais aussi lors de séjours au sein de l’unité de vie familiale, un appartement meublé séparé de la détention où la personne détenue peut recevoir sa famille. À l’occasion de ces séjours, sa mère Sandrine, âgée de 42 ans, se positionnait de manière à masquer la vue aux surveillants a expliqué la jeune fille.

Après la révélation des faits, Marie a été hébergée chez son parrain, un ancien amant de sa mère, condamné en 2003 par la Cour d’assises du Nord à 15 ans de prison pour des viols sur mineure ! Un dossier dans lequel Sandrine (assistée de Me Gontard) a écopé de cinq ans avec sursis pour complicité ce qui lui vaut un état de récidive légale.

« Violent et tyrannique mais pas violeur »

Sandrine, condamnée par la Cour d’assises de Vaucluse à 8 ans de prison, est apparue lors du premier procès, comme une femme brisée par une enfance douloureuse marquée par une grande violence et de fortes carences éducatives et affectives. Après sa première condamnation pour complicité de viol, elle a quitté le Nord où elle résidait pour rejoindre sa soeur dans le haut Vaucluse. Elle y fait la connaissance de Jean-Marie et tombe sous son charme mais aussi sous son emprise. Condamné à 37 reprises, ce colosse d’1,90 m qui a pesé jusqu’à 180 kg, assume sa violence, son impulsivité et revendique même être un tyran domestique.

Dans ce dossier terrible, les débats n’avaient pas permis d’établir des scènes précises permettant d’accréditer les déclarations de la partie civile qui s’est souvent retranchée derrière des pertes de mémoire. La défense n’hésitant pas à livrer des arguments obscènes : l’accusé a mis en avant qu’il avait un micropénis l’empêchant d’effectuer certaines positions décrites par la jeune victime, et qu’il avait une tache de naissance sur son sexe. Deux éléments qui n’ont pas été décrits par Marie.

Si l’ambiance est malsaine il faut, pour la défense, aller au-delà du ressenti et établir du concret pour asseoir une condamnation. L’accusation portée par la jeune fille aurait uniquement pour but de permettre à Marie de récupérer la garde de ses trois frères et soeurs. Le tout étant manigancé, affirmait Me El Bouroumi, par son parrain chez qui elle avait élu domicile : un homme à « l’emprise perverse« , selon un expert psychiatre qui avait préconisé la « castration chimique » de ce sujet « zoophile, scato et pédophile« …

Un contexte particulièrement immonde qui risque bien de rejaillir sur ces trois jours et demi de débats, devant la Cour d’assises d’appel de Nîmes, placée sous la présidence de Mme Geneviève Perrin. Verdict jeudi soir.

(1) Nous ne publions pas l’identité des accusés pour préserver la partie civile dont nous avons modifié le prénom.

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