Affaire Maëlys : prison ferme requise pour avoir encensé Nordahl Lelandais

Les propos de cet homme de 27 ans avaient été repérés par l’office central de lutte contre la cybercriminalité et il avait été interpellé.

Une peine de 10 mois de prison, dont 6 avec sursis, a été requise à l’encontre d’un homme qui avait défendu, sur Facebook, Nordahl Lelandais, meurtrier présumé de Maëlys, vendredi au tribunal correctionnel de Sarreguemines (Moselle). Le jugement a été mis en délibéré et le tribunal rendra sa décision le 22 juin.

Poursuivi pour « apologie publique de crime », l’homme, âgé de 27 ans, avait, en utilisant un pseudo, qualifié Nordahl Lelandais de « grand homme », qui doit être « admiré et respecté », sur ce réseau social alors que la petite Maëlys était une « gamine moche » précise France Bleu Lorraine Nord.

Ses propos avaient été repérés par l’office central de lutte contre la cybercriminalité et il avait été interpellé.

« Il dit qu’il n’avait pas de mauvaises intentions. Il a tenu ces propos sur un forum pour faire réagir les gens qui n’avaient pas réagi avec autant d’émoi à la mort d’un enfant maghrébin, assassiné dans les mêmes conditions », a indiqué le procureur, Jean-Luc Jaeg.

Les parents de Maëlys présents à l’audience

Le magistrat a précisé que les parents de Maëlys avaient assisté à l’audience, accompagnés de leur avocat. Ils ont fait 400 km pour assister à ce procès à Sarreguemines. Les parents de Maëlys ont expliqué avoir fait le déplacement parce que « ce sont les propos les plus outrageants » proférés jusqu’ici dans cette affaire, selon leur avocat. « Ça fait neuf mois qu’on est dans la souffrance, témoigne le père de l’enfant, qu’on nous fasse encore du mal sur les réseaux sociaux, ça devient compliqué. »

Nordahl Lelandais est mis en examen pour avoir tué Maëlys, 8 ans, dont la disparition avait été signalée le 27 août à la fin d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Il a avoué l’avoir frappée au visage alors qu’elle paniquait dans sa voiture et s’être débarrassé de son corps en montagne, près du village de Saint-Franc (Savoie).

L’ancien militaire de 34 ans est également mis en examen pour l’assassinat d’un caporal, Arthur Noyer, en avril 2017.

Avec AFP

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