Viols et agressions sexuelles : un ancien psychiatre condamné à 13 ans de réclusion

Des circonstances aggravantes ont été retenues contre ce médecin qui avait fondé en 2009 un centre médico-social à Phalsbourg (Moselle) pour adolescents.

Un ancien psychiatre accusé de viols et d’agressions sexuelles par d’anciennes patientes a été condamné samedi à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Bas-Rhin à Strasbourg.

L’avocat général, Alexandre Chevrier, avait réclamé 15 ans de réclusion à l’encontre de cet homme de 69 ans. Alain Pidolle a été reconnu coupable de viols sur deux de ses anciennes patientes et d’agressions sexuelles sur trois autres.

Des circonstances aggravantes pour ces actes, « commis sur une personne vulnérable par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction », ont également été retenues.

Il reconnaît une « relation consentie »

Selon une avocate des parties civiles, Me Laure Desforges, le praticien a reconnu à l’audience une relation sexuelle avec une victime mais a affirmé « qu’il s’agissait d’une relation consentie ».

Arrêté en 2013, le Dr. Pidolle avait été mis en examen sur la base d’accusations d’une adolescente de 17 ans à l’époque, affirmant avoir subi des attouchements au domicile du médecin en décembre 2012. A la suite de la médiatisation de cette première plainte, d’autres jeunes filles s’étaient manifestées et avaient porté plainte pour agressions sexuelles et pour certaines pour viol, principalement en 2012.

Le Dr. Pidolle avait fondé en 2009 un centre médico-social à Phalsbourg (Moselle) pour adolescents souffrant de troubles psychologiques ou psychiatriques.

Une audience à huis clos

Cheveux blancs, bouc soigné et fines lunettes noires, il s’était présenté lundi devant la cour d’assises du Bas-Rhin comme « médecin retraité ». Il comparaissait libre sous contrôle judiciaire, après avoir fait trois années de détention préventive.

Devant la cour de Strasbourg, cinq jeunes femmes s’étaient constituées parties civiles, ainsi que le conseil de l’ordre des médecins. L’audience s’est tenue à huis clos, à la demande de l’une des parties civiles.

Avec AFP

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