MONTAUBAN : Le calvaire d’une adolescente, à Lafrançaise

Incarcéré depuis août 2016, Alain D., 58 ans, qui est accusé d’avoir violé durant un an sa belle-fille âgée alors de seize ans au sein du domicile familial à Lafrançaise, n’a jamais nié face aux enquêteurs et à la juge d’instruction avoir eu des relations sexuelles avec l’adolescente. Un consentement sexuel qui sera au cœur de la ligne de défense du Toulousain Me Alexandre Martin.

Face à lui, les avocates des parties civiles ne manqueront pas de relever que leur cliente était une proie idéale pour un prédateur sexuel. Victime d’attouchement sexuel d’un précédent beau-père alors qu’elle n’avait que six ans, la fillette placée en famille d’accueil et séparée de sa mère, était dans l’incapacité de résister à ce beau-père, non sans risquer à nouveau de provoquer une lourde rupture familiale. Un beau-père qui n’en est pas, par ailleurs, à sa première condamnation pour des faits similaires. Jugé en 2003 devant le tribunal correctionnel de Montauban, cet ancien militaire de carrière, a déjà été condamné à 7 ans de prison pour des agressions sexuelles sur trois mineures. Après avoir passé au scalpel ce terrible huis clos familial, les jurés seront amenés à examiner cette fin de semaine un tout autre type de dossier de viols commis en 2015, à Montech.

La question du viol conjugal

Le 29 août 2015, en milieu d’après-midi, une femme alerte les gendarmes au secours. Ils la trouvent sur le bord de la route en état de choc. Sidérée, elle révèle avoir été violée par l’ex compagnon de sa «meilleure amie». Profitant qu’elle soit assoupie et en l’absence de son amie, partie travailler, l’auteur vivant encore au domicile familial, l’aurait attaché sur le lit pour l’abuser. Incarcéré deux jours après les faits, Steven D., 27 ans, qui a passé un an en détention provisoire, comparaît libre, ce qui est rare dans ce genre d’affaire : celui-ci ayant bénéficié d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire depuis juillet 2016. Un point sur lequel Mes Georges et Martine Catala ne manqueront pas d’user dans leur défense. Dans les rangs des parties civiles, l’ex femme de l’accusé, dont l’instruction judiciaire a révélé qu’elle est aussi une victime, obligera les jurés a examiné ce qui était, il y a peu encore, un tabou : le viol conjugal. Des faits qui, depuis la loi de 2006, sont plus sévèrement réprimés que le viol d’une inconnue.

Source la DPM 

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