Arrêté après plus de 30 ans d’enquête, un inédit dans les affaires judiciaires en série

Depuis 30 ans, les enquêteurs désespéraient à l’idée de retrouver son identité. Une vingtaine de viols restaient non élucidés dans le nord de la France. Mais l’homme a finalement été confondu grâce à son ADN suite la collaboration de la police belge et française.

C’est la fin d’une enquête longue et fastidieuse, durant laquelle les enquêteurs ont dû se décourager plus d’une fois. Après 30 ans à chercher sa trace, ils ont enfin pu mettre un nom sur celui qui était surnommé « le violeur de la Sambre ».Entre 1988 et 2012, l’homme âgé d’une cinquantaine d’années aurait agressé sexuellement une vingtaine de femmes. Mais à chaque fois, il était parvenu à passer entre les mailles du filet. Jusqu’à son arrestation lundi 26 février par les policiers français, qui ont collaboré avec les Belges, révèle RTL France.

Une Peugeot 206 grise et un extrait de plaque
C’est à Erquelinnes en Belgique, à la frontière française, que l’enquête a rebondi. Une femme a été agressée sexuellement tôt le matin alors qu’elle se rendait au travail. C’est un mode opératoire bien connu par les policiers, devenu la marque de fabrique de cet agresseur. Les enquêteurs français de la police judiciaire de Lille ont alors suivi attentivement le dossier et se sont rendu compte que l’ADN découvert sur la victime correspondait bien à celui de l’homme qu’ils recherchaient depuis 30 ans.

Il ne fallait pas laisser passer cette nouvelle opportunité de résoudre ce crime. Les policiers belges et français se sont mis à visionner les images de vidéosurveillance et sont parvenus à identifier la voiture, une Peugeot 206 grise, et une partie du numéro de plaque d’immatriculation du suspect, qui n’était pas complètement lisible.

Sa femme et ses enfants n’ont jamais rien soupçonné
Restait ensuite à recouper ces informations, en tentant de trouver une voiture de ce type qui pouvait disposer d’une plaque similaire. Selon Le Parisien, ce travail de recoupement sur les cartes grises fut laborieux mais a fini par donner un résultat qui a mené les enquêteurs à ce père de famille sans histoire, ouvrier d’entretien et ancien responsable associatif dans différents clubs de football de la région.

« Sa femme et ses trois enfants, deux filles et un garçon tous majeurs, sous le choc, disent n’avoir jamais rien soupçonné », écrit Le Parisien. « Il venait d’être grand-père », a aussi confié un voisin au journal français.

L’homme a été « cueilli » par les policiers devant chez lui, à Pont-sur-Sambre, alors qu’il s’apprêtait à monter dans sa voiture pour se rendre au travail. Placé en garde à vue, son ADN a pu être identifié sur celui des victimes dans une vingtaine d’affaires. L’homme a reconnu les faits. Et il n’est pas impossible que son ardoise totalise près de 50 victimes, selon BFMTV. D’autres dossiers vont être réexaminés à la lumière de cette arrestation. Le procureur de Valenciennes devrait tenir une conférence de presse ce mercredi.

 

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