Grenoble : croyant à une gastro, l’adolescent avait absorbé massivement des médicament.

Lundi la Cour d’Appel de Grenoble a fini par condamner une infirmière pour homicide involontaire à l’issue d’une série interminable de procès.

En 2013, un adolescent de 15 ans, avait massivement absorbé des médicaments et Karine l’infirmière avait tardé à contacter les secours estimant que l’enfant était simplement atteint d’une gastro-entérite.

Le 28 novembre 2013, Julien, 15 ans, avalait des médicaments -trois boîtes de Colchimax, un remède contre la goutte- pour mettre fin à ses jours. Après plusieurs heures d’agonie, des diarrhées, des vomissements, il était décédé chez son père, Laurent (ses parents sont divorcés) à Saint-Quentin-Fallavier, sous les yeux de sa belle-mère, Karine, infirmière de profession, qui n’avait appelé les secours que 24 heures après. Mais c’était trop tard. Elle avait pourtant découvert des boîtes de médicaments vides, mais Julien lui avait juré qu’il n’avait rien pris.

Elle devait être poursuivie pour non-assistance à personne en danger et à finit par être condamnée à 1 an de prison avec sursis faisant suite aux réquisitions conformes de l’avocat général. L’avocat de l’infirmière s’est dit déçu par la décision et compte bien se pourvoir en Cassation sur le principe non conforme pour lui de la qualification des faits.

Cette série de procédures s’est cumulé avec deux instances principales suivies de deux procès en appel, par lequel l’infirmière en première instance avait été relaxé. Pour la mère de l’enfant c’est un soulagement de voir l’infirmière condamnée, d’autant qu’il s’agissait de la belle-mère de l’enfant.

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