Insolite : Il parle de ses rêves à son psy et se retrouve au Tribunal ! Il s’imaginait tuer son ex étant en procédure de divorce

Son rêve morbide l’envoie au tribunal

Un homme a raconté à son psychothérapeute qu’il faisait des rêves dans lesquels il tue son ex-femme. Il a dû comparaître jeudi devant la justice zurichoise.

Le quinquagénaire qui s’est présenté jeudi devant le Tribunal de district de Winterthour (ZH) se trouve au beau milieu d’une vilaine procédure de divorce. Tout reste à régler: de la pension alimentaire à la maison, de laquelle son ex refuse de déménager, en passant par ses enfants qui ne veulent plus rien savoir de lui.

Selon le «TagesAnzeiger», cela fait 5 ans que ça dure… et une fin n’est pas en vue. D’après le journal, l’homme souffre. C’est probablement pour cette raison qu’il a commencé à faire des rêves dans lesquels il tue son ex-épouse. Après en avoir parlé, il s’est retrouvé sous le coup d’une plainte pour menaces.

Jusqu’à là, l’histoire n’a rien d’exceptionnelle. De telles choses se produisent malheureusement régulièrement. Ce qui sort du lot, ici, c’est la personne qui a porté plainte contre lui, écrit le «Tagi». C’est en effet le psychothérapeute du quinquagénaire, l’unique personne au courant de ses rêves morbides, qui s’était adressé aux forces de l’ordre.

Acquitté

C’est donc pour cette raison que le prévenu s’est retrouvé jeudi devant la justice zurichoise. Il n’a cessé de souligner qu’il n’a jamais voulu menacer sa femme et encore moins avoir planifié de la tuer. Il a par ailleurs avoué avoir été totalement surpris en apprenant que son psy s’était rendu à la police: «Je pensais qu’il devait respecter le secret médical.»

Le procès démontre en effet à quels types de dilemmes certains professionnels se retrouvent régulièrement confrontés. Interrogé par la Cour, le thérapeute a expliqué qu’il craignait que son patient ne passe à l’acte prochainement. Il a cependant avoué qu’avec du recul, il n’aurait probablement pas dû alerter la police. Davantage de séances auraient sans doute représenté une meilleure option, a-t-il concédé. Le tribunal a finalement lui aussi estimé que le simple fait de raconter ses rêves macabres à son psychothérapeute ne constituait pas une menace en soi. L’accusé a donc été acquitté.

 

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