La mère du petit Antoine et son ex-compagnon condamnés en appel, ils se pourvoient en Cassation

Jugés en appel par la cour d’assises du Var dans le cadre d’une affaire de meurtre, Sébastien Ribière et son ex-compagne, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, la mère du petit Antoine, ont été condamnés respectivement à vingt ans de réclusion criminelle et deux ans de prison, vendredi soir.

Le verdict est tombé vers 23 heures, ce vendredi, à Draguignan. Après dix jours de débats, la cour d’assises du Var a condamné Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, la mère du petit Antoine, disparu en 2008 à Issoire, à deux ans de prison pour recel de cadavre.

Son ex-compagnon, Sébastien Ribière, a écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour meurtre (1). La première est ressortie libre du palais de justice, tandis que le second, déjà incarcéré dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants, a été aussitôt reconduit en détention.

Ils étaient jugés, en appel (2), pour le meurtre de Carine Desiles, 33 ans, dont le corps avait été retrouvé dans la baignoire d’un appartement marseillais, en juin 2011.

Le jeune couple était hébergé à cette époque chez la victime, avec laquelle il aurait été en litige à propos d’un paquet de 500 g de cocaïne. Sébastien Ribière et Alexandrine Brugerolle de Fraissinette avaient été interpellés un an plus tard, dans leur maison du Lubéron.

Un pourvoi en cassation déposé

Me Jean-François Canis, l’avocat de M. Ribière (Alexandrine Brugerolle était défendue par Me Anne-Laure Lebert, NDLR), a annoncé, dès hier matin, son intention de se pourvoir en cassation.

« Nous avons été confrontés à des pratiques inédites lors de ce procès en appel, a-t-il regretté, hier matin. Le président de la cour a ainsi évoqué les témoignages de jurés du procès en première instance qui auraient été choqués, après l’annonce de l’acquittement de mon client, de la réaction triomphale qu’il aurait eue. On comprenait ainsi que ces jurés regrettaient leur décision. Nous estimons que cela porte atteinte à l’indépendance des jurés et au secret des délibérations. Donc aux droits de la défense. Il y a également des confidences faites par certains témoins, dans la salle des témoins, alors qu’ils sont normalement astreints au silence. Cela fait partie des points que nous allons soulever en cassation ».

Christian Lefèvre via LM

(1) L’avocat général avait requis vingt-cinq ans de réclusion à l’encontre de Sébastien Ribière et deux ans d’emprisonnement pour son ancienne conjointe.

(2) Le jeune couple avait été acquitté, en première instance, en 2016, par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.

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