ORLEANS : Il reste en prison pour un viol qu’il réfute totalement avoir commis de force

Le 23 janvier dernier, la gendarmerie découvrait une femme en situation de grande détresse à Lamotte-Beuvron. Elle venait d’être victime d’un viol. Son agresseur présumé, un homme de 36 ans, était rapidement interpellé. Mis en examen et placé en détention provisoire, ce dernier a fait appel d’une ordonnance de rejet de sa demande de liberté. 


Lors de sa comparution devant les magistrats de la chambre de l’instruction, il a été indiqué que la victime et son agresseur avaient fait connaissance sur Internet via un forum de rencontres. Lui se faisait appeler Younès. Ils se sont fixé rendez-vous dans la soirée du 23 janvier à la gare de Lamotte-Beuvron avant de rejoindre un appartement. L’homme qui avait fumé du cannabis est devenu très entreprenant. De plus en plus agressif, l’homme a fini par imposer des rapports sexuels particulièrement violents. La victime présentait des griffures aux poignets et des écorchures au tibia quand elle a été examinée par le médecin expert qui a fixé l’incapacité totale de travail à cinq jours. Le suspect présentait un taux d’alcoolémie proche de 2 g. À l’hôpital où a été effectué le dépistage, il s’est fait remarquer pour son agressivité verbale. 


Son casier judiciaire chargé de 32 mentions, contient surtout des faits de violences, usages de stupéfiants et des menaces de mort. Le trentenaire avait été libéré de prison le 23 juin 2017 et restait depuis soumis à une mise à l’épreuve.


Lors de l’audience qui s’est déroulée en visioconférence, l’avocat de la défense, Me Benjador, a proposé un hébergement chez la mère du mis en cause dans la banlieue parisienne. Le pénaliste tourangeau a assuré que son client n’avait aucun moyen d’entrer en relation avec la victime et a sollicité son placement sous contrôle judiciaire. L’avocate générale, Dorothée Mercier, s’est opposée à cette demande. Le ministère public a insisté sur le passé violent du mis en cause et le fait qu’il n’a pas de profession et que l’adresse proposée ne serait pas fiable. L’homme ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, 10 condamnations sur 32 ont été prononcées en son absence. 


« Je n’ai rien fait », a assuré le mis en cause qui avait la parole en dernier.
La cour a suivi les réquisitions et l’a maintenu en détention.

Source LNR

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