MONTESSORI : 8 mois avec sursis requis pour la directrice et 4 mois avec sursis requis pour l’institutrice jugées hier, le jugement rendu le 22 Juin

Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône jugeait lundi la directrice et une éducatrice de l’École Montessori en Beaujolais de Villiers-Morgon pour “violences sans incapacité sur mineurs de moins de 15 ans par une personne ayant autorité”.

Après une audience de près de 11 heures, le procureur a requis une peine de huit mois avec sursis avec interdiction d’exercer pendant cinq ans à l’encontre de la directrice et quatre mois avec sursis et trois ans d’interdiction d’exercer pour l’éducatrice.

Les crispations se sont concentrées autour de quelques événements et notamment plusieurs siestes pour une fillette de 4 ans présentant un handicap dans un local avec WC sans fenêtre, porte fermée, des repas froids pris en décalé ou des enfants forcés de rester dehors par 0 degré.

Une poignée de parents, cités par la défense, sont venus témoigner du bien qu’ils pensaient de l’établissement. La prévenue Camille T., 36 ans, nie fermement toute violence : des cous étranglés, des cols tirés, des fessées, selon les témoignages.

« C’est contraire à mes convictions. » Architecte d’intérieur, elle s’est formée à la pédagogie Montessori avant d’ouvrir cette école hors contrat en 2013.

L’école restera ouverte mais les deux prévenues ne peuvent plus y exercer depuis janvier. Le jugement sera rendu le 22 juin.

Source DL

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