15 ans de réclusions pour avoir brûlé, frappé, et étranglé son mari

C’est une peine confirmée par la Cour d’Assises du Morbihan à Appel qui vient de condamner définitivement une femme de 47 ans pour le meurtre de son conjoint. Lorsqu’elle a entendu la peine prononcée à 15 ans, contre elle, la jeune femme a fait un malaise.

Ces avocats ont indiqué que la condamnée n’ira pas se pourvoir en cassation. La peine est donc définitive.

L’avocat général Stéphane Cantéro avait requis une peine de 15 à 18 ans, assortie de l’instauration d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins psychologique ou psychiatrique.

Le corps retrouvé brûlé dans sa voiture

Véronique Guillout, mère de trois enfants, est accusée d’avoir étranglé Richard André, son conjoint, le 5 janvier 2011 avec une ceinture de kimono avant de brûler le cadavre pour le faire disparaître.

Les gendarmes avaient retrouvé le lendemain le corps en partie calciné de l’homme âgé de 40 ans dans sa voiture stationnée le long d’un chemin de campagne sur la commune de Messac (Ille-et-Vilaine).

La Jacqueline Sauvage 2018 : 

Cette femme a assuré auprès de la cour d’Assises qu’elle était régulièrement frappé par son conjoint, qu’il fallait que les coups cessent.

« Ce procès n’est pas emblématique des violences faites aux femmes », a-t-il asséné. « On ne nous fera pas avaler la salade du crime passionnel. Il ne faut pas se tromper: Richard André n’était pas un tyran domestique. C’est bien lui la victime. »

La femme a demandé pardon à la fille de son mari, mais le tribunal n’a pas pris en compte la version de la jeune femme.

L’accusée a comparu libre et sous contrôle judiciaire. Elle avait été remise en liberté fin 2016, après presque six ans de détention préventive.

Ses avocats ont assuré vouloir obtenir sa libération rapide « d’ici deux ans » afin qu’elle puisse « retrouver une vie nouvelle auprès de ses filles ».

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