IGNE-LES-BAINS : Six mois de prison avec sursis pour un père jugé maltraitant

Au moment où on évoque l’interdiction d’administrer la fessée aux enfants, le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains a été saisi cette semaine d’une affaire exemplaire en matière de violences parentales envers des enfants.

Tout commence le 26 avril 2016 quand une institutrice constate des rougeurs suspectes sur le visage d’un garçon 7 ans, un des deux enfants d’un couple installé à Manosque depuis deux ans, en provenance de la région parisienne. « C’est papa qui nous tape », avoue le grand-frère de 9 ans. La maman qui avait confié ses enfants à leur père pour le week-end, porte plainte. « Jamais je ne lèverai la main sur les enfants », affirme à la barre du tribunal ce colosse de 46 ans, en formation de factotum. Tout juste concède-t-il une fin de vie de couple très conflictuelle avec la mère des enfants et des accès de violences conjugales dont les enfants auraient pu être témoins évoquant aussi une éducation à la baguette…

Un gros conflit parental

Il y a aussi ces enfants hyper actifs suivis par les services éducatifs spécialisés et qui entretiennent des rapports souvent agressifs imprégnés de la violence conjugale exacerbée depuis une séparation effective début 2015.

« Il y a un faisceau de faits et de présomptions qui ciblent le prévenu. Personne ne remet en cause la parole des enfants », argumentera Karina Garcia, substitut du procureur de la République, pour laquelle les violences sont avérées, réclamant à l’encontre du père supposé agresseur 15 mois de prison avec sursis.

« Les enfants ont été entendus par les enquêteurs en présence de leur mère ; tous les procès verbaux manquent d’objectivité alors qu’il y a un conflit parental énorme, plaidera Me Cécile Faure-Brac, avocate au barreau de Gap, pour la défense du prévenu. De surcroît l’école et les services éducatifs spécialisés appelés au secours des deux frères n’ont jamais constaté de violences endémiques envers les enfants, ni de mauvais rapports avec le père. Bien au contraire.»

Le tribunal présidé par Géraldine Frizzi délivre un jugement sous forme de cote mal taillée.

En effet le prévenu est relaxé pour les violences exercées à l’encontre de son fils aîné mais reconnu coupable de violence à l’encontre de Jordan et en répression le condamne à 6 mois de prison avec sursis.

Source le Dauphine

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