Collonges: Condamnée pour des violences sur sa fille

Les faits se sont produits à Collonges entre le 1er janvier 2016 et le 1er février 2017. Des violences d’une mère divorcée sur sa fille âgée de onze ans.

Gifles, tirage et arrachage de cheveux, douche froide imposée… l’affaire a été jugée la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse.

Les faits les plus graves ont été commis à la sortie d’une audition à la gendarmerie de Thoiry. La mère avait alerté les forces de l’ordre suite à un témoignage de l’adolescente sur de soi-disant ébats sexuels de l’ex-mari avec sa nouvelle compagne. Des ébats sous le regard de la jeune fille. Mais à la lecture de son audition par les gendarmes, la mère s’est rendue compte que sa fille avait changé de version revenant sur ses accusations. Dans la voiture, la femme a perdu ses nerfs et a frappé sa fille avant de lui administrer une douche à cinq degrés. « Trois minutes sous la douche et non pas un quart d’heure comme il est dit dans la procédure », précise la prévenue face au tribunal.

Depuis ces actes de violence, corroborés par un signalement du principal du collège pour un hématome constaté sur le visage de la fille, celle-ci vit chez son père, la mère en a perdu la garde.

Une mère aujourd’hui remariée. « Je n‘ai pas revu ma fille depuis mai 2017 », lance-t-elle à la barre sans émettre une réelle de volonté de retisser des liens. Un manque d’affect et un troublant détachement que pointent la présidente Françoise Laï et le procureur Pierre-François Long. Surtout que la mère insiste à plusieurs reprises sur le fait d’avoir porté son enfant neuf mois et de l’avoir élevée neuf ans. L’avocate de la défense Gwenola Le Bartz estime au contraire que la prévenue est viscéralement attachée à sa fille avec laquelle elle entretient un lien fusionnel. Abandonnée dans sa jeunesse par son père et sa mère, sa cliente a été accueillie en famille d’accueil avant d’être placée en foyer. Selon l’avocate, elle est toujours en proie à une importante impulsivité qu’elle a du mal à gérer et qui altère sa capacité éducative. Elle regrette que la prévenue ne l’ait pas suivie dans sa demande d’expertise psychologique estimant qu’elle n’est pas armée dans le combat qui l’oppose à son ex-mari.

Le parquet allait requérir une peine de 18 mois de prison dont 12 de sursis. La mère a finalement été condamnée à 18 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et à une obligation de soins.

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