Meurtre de Jonathan : «Un assassin d’enfant est dans la nature»

Me Caty Richard, est l’avocate de Chantal, la grand-mère paternelle de Jonathan, assassiné à l’âge de 10 ans en 2004. Elle prend la parole alors que cette affaire vient d’être relancée par la gendarmerie.

Qui a tué Jonathan Coulom ? Cette question hante la famille du jeune garçon, retrouvé mort il y a 14 ans, lesté d’un parpaing dans un étang de Guérande (Loire-Atlantique), un mois et demi après avoir disparu du centre de vacances de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), dans lequel il séjournait en classe de mer, avec ses camarades de CM2 de l’école d’Orval (Cher). Depuis cette tragique nuit de sa disparition, du 6 au 7 avril 2004, les enquêteurs tentent eux aussi de répondre à cette question et d’enfin élucider cette terrible affaire.

Des gendarmes qui, via un appel à témoin lancé la semaine dernière et basé sur un nouveau témoignage extrêmement tardif, s’intéressent désormais à « un sac à dos en cuir marron de type besace, possédant des poches ainsi qu’un lacet sur le dessus pour le fermer ». Un sac qui « aurait pu être découvert en avril ou mai 2004, dans les environs de Saint-Brevin-les-Pins ou de Guérande », détaillent-ils.

Un rebondissement qui redonne de l’espoir aux proches de Jonathan et, notamment à sa grand-mère, Chantal. « Ma cliente espère toujours connaître la vérité. Elle s’accroche à cette nouvelle piste sur laquelle elle n’a pas de détails, nous explique ainsi son avocate, Me Caty Richard. Même si le temps a passé, sa douleur est encore vive. La mort de son petit-fils est une plaie qui ne peut pas se refermer. Elle conserve de lui des dessins, des photos et de petits mots qu’il lui avait adressés. »

« Le sentiment que Jonathan n’a pas été abandonné »Car évidemment, la peine de cette tragique disparition est toujours vive : « Aujourd’hui Jonathan serait un jeune homme mais, pour sa grand-mère comme pour tous ses proches, il aura toujours 10 ans. » Mais la prudence reste toujours de mise, car dans cette affaire, plusieurs pistes ont été exploitées par les enquêteurs. En vain.

« L’absence est d’autant plus difficile à supporter que sa disparition est toujours aussi incompréhensible et injuste. Qui ? Comment ? Ces deux questions l’obsèdent, poursuit l’avocate de la grand-mère. Ma cliente ne peut pas non plus s’empêcher de penser que celui qui a fait ça est un prédateur qui, depuis quatorze ans, est toujours en liberté. Le sang froid dont il a fait preuve est effrayant. Un assassin d’enfant est dans la nature et c’est insupportable. »

Ce fameux « sac à dos » désormais recherché pourrait-il enfin mettre fin à ce calvaire ? La famille de Jonathan l’espère et tient déjà à souligner la pugnacité des enquêteurs dans cette affaire. « Ma cliente tient à saluer le travail des gendarmes et de la justice qui n’ont jamais cessé les investigations, conclut Me Caty Richard. Elle est satisfaite de constater que l’enquête est toujours active. Elle a le sentiment que Jonathan n’a pas été abandonné. »

Source Orange via LP 

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