Allemagne: un soldat condamné à 8 ans de prison pour le viol d’un enfant prostitué

Un soldat de l’armée allemande a été condamné mercredi à huit ans de prison pour avoir violé un enfant, dont plusieurs autres personnes ont également abusé sexuellement après qu’il eut été prostitué via internet par sa mère et son beau-père.

Le militaire, Knut S., 50 ans, est un adjudant-chef de la Bundeswehr en poste au sein de la Brigade franco-allemande, a indiqué dans un communiqué le tribunal de Fribourg, près de la frontière avec la France.

Il est l’un des huit accusés dans ce dossier de prostitution infantile particulièrement sordide.

Le soldat, qui a reconnu avoir violé à deux reprises cet enfant aujourd’hui âgé de neuf ans, devra en outre lui verser 12.500 euros de dommages et intérêts, précise le tribunal.

Il a également été condamné pour possession d’écrits à caractère pédopornographique et pour prostitution forcée, selon la même source.

Une vidéo du viol avait été diffusée à huis clos au cours de son procès. «Le film est tellement effrayant qu’on peut à peine le supporter», avait déclaré à l’audience la directrice de l’enquête, selon le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Il s’agit de la deuxième personne condamnée dans ce dossier d’abus sexuels: en avril, le même tribunal avait condamné un homme de 41 ans à 10 ans de prison, une sentence assortie d’une rétention de sûreté qui rend possible son maintien en détention à l’issue de sa peine.

Au total, huit personnes sont soupçonnées dans ce dossier. Selon le quotidien populaire Bild, il s’agit de six Allemands, d’un Espagnol et d’un Suisse. Ils doivent comparaître ces prochains mois devant le même tribunal de Fribourg.

Principaux accusés: la mère de l’enfant et son compagnon, un couple de chômeurs, soupçonnés d’avoir prostitué pendant deux ans via internet le garçonnet dont la garde leur a été retirée.

Ils doivent être jugés à partir du 11 juin prochain à Fribourg.

L’affaire avait éclaté après une dénonciation anonyme ayant entraîné l’arrestation rapide des huit suspects.

Avec AFP

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