Etats-Unis: Un gynécologue universitaire californien accusé d’abus sexuels

Un gynécologue de l’université USC à Los Angeles est accusé d’avoir eu des comportements sexuels abusifs envers de nombreuses jeunes patientes pendant des décennies, a confirmé mercredi l’université, interrogée par l’AFP en réponse à une enquête du Los Angeles Times.

Le docteur est également accusé d’avoir maintes fois tenus des propos racistes, tandis que l’université se retrouve dénoncée pour ne pas avoir agi plus fermement et rapidement.

L’accusé nie en bloc

George Tyndall, qui a depuis été renvoyé de l’université et menace de la poursuivre afin de la contraindre à lui redonner son poste, nie les accusations et affirme que ses examens gynécologiques étaient médicalement justifiés. Il n’était pas joignable dans l’immédiat.

Les accusations remontent aux années 90 : le médecin est accusé d’avoir pris des photos des parties génitales de ses patientes d’avoir fait des commentaires inappropriés sur leur peau ou leurs seins.

Des assistantes affirment l’avoir vu insérer un doigt et faire des mouvements de va-et-vient chez des dizaines de jeunes patientes au prétexte de voir si le spéculum, l’instrument qui permet d’examiner le vagin, rentrerait.

Des infirmières se sont plaintes à leurs supérieurs

Le médecin aurait aussi fait des commentaires à caractère sexuels aux jeunes filles, évoquant leurs rapports sexuels passés ou futurs.

Aucune jeune femme n’a porté plainte aux autorités universitaires ou à la police mais des infirmières se sont plaintes à leurs supérieurs. Ce n’est que lorsque l’une d’elles a été signaler l’affaire au service de lutte contre les viols de l’université en 2016 que George Tyndall a été suspendu, selon le Los Angeles Times.

Dans un communiqué, USC a indiqué être « profondément troublée par les plaintes à propos du docteur George Tyndall » et dit avoir « immédiatement agi quand (elle) a reçu une plainte d’une employée en 2016 en lançant une enquête et en plaçant Tyndall en congé administratif ».

« Il n’est jamais revenu à son travail et n’a jamais plus eu de contact avec des étudiantes », ajoute ce communiqué.

Pratiques anormales et remarques déplacées

L’enquête interne a conclu « qu’il ne respectait pas les pratiques normales en cours et avait fait des remarques déplacées » et il a été par conséquent limogé, argumente USC, qui dit toutefois n’avoir pas trouvé « de preuve de conduite criminelle ».

USC dit que ses services sur les discriminations avaient déjà interrogé des témoins en 2013 pour des accusations de propos racistes mais n’avait pas trouvé de preuves suffisantes.

USC a depuis contacté le procureur de Los Angeles puis la police de la ville, et s’excuse.

Avec AFP

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