Instant psycho de Radio Capitole : 10 facettes de la relation Frères / Soeurs

Dans une fratrie, certains s’aiment beaucoup tandis que d’autres se disputent ou se fuient. Entre ces extrêmes, la jalousie, la rivalité, l’amour et l’entraide occupent des places fortes. Comment mieux comprendre ce lien complexe ? Radio Capitole s’est penché sur la question coté psychologie.

1. Une relation imposée.

C’est une relation qu’on ne choisit pas et qui se développe dans une certaine ambivalence : elle oscille pratiquement toujours entre l’amour et la rivalité.

2. Une relation positive dans l’imaginaire.

Des études démontrent toutefois que sur dix enfants uniques, huit souhaiteraient, au moins de temps en temps, avoir un frère ou une sœur. L’image rêvée d’un frère ou d’une sœur est en somme positive.

3. La vraie vie.

Imaginez : vous êtes encore un bébé et, depuis quelque temps, votre mère ne peut plus trop vous prendre sur ses genoux parce que son ventre s’arrondit dangereusement. Un doute grandit dans votre tête : « Est-ce que ça va être bien drôle d’avoir un petit frère ou une petite sœur ? » C’est le choc de la réalité.

4. Le rôle des parents.

Pour les parents, il y a pas mal de choses à retenir : se souvenir que chaque enfant est unique et a le droit de trouver sa place dans la constellation familiale et en société ; garder en tête que sécuriser ses enfants est une chance qu’on leur donne pour la vie, une porte ouverte sur la possibilité d’explorer ; ne pas oublier non plus que les préférences, même temporaires, peuvent marquer au fer rouge une relation fraternelle.

5. Bon ou mauvais adon.

Évidemment, on a tous notre histoire familiale : ça se passe bien avec un, mal avec l’autre. Nos parents peuvent avoir fait des gaffes qui n’ont pas aidé une relation fraternelle à se construire, mais quand l’entente est grinçante, on remarque souvent que les tempéraments sont contraires. Et ça, les parents n’y peuvent pas grand-chose. Un écart d’âge insuffisant, un événement perturbateur, toutes sortes d’impondérables peuvent affecter une relation fraternelle. En réalité, il existe autant de cas de figure que de frères et sœurs, c’est presque une loterie.

6. La jalousie.

Sœur sombre de l’amour, la jalousie nous renseigne sur le degré d’attachement, mais elle peut aussi miner les relations. Il vaudrait mieux, écrit Dana Castro, apprendre à surmonter la jalousie au lieu de la refouler. Pour ne pas l’aiguiser, les parents ont intérêt à traiter chaque enfant de façon juste. Mon avis : mieux vaut être « pointilleusement » juste que de donner davantage à un ou à l’autre sous divers prétextes. Les enfants sont de bons comptables.

7. La rivalité.

La rivalité est un peu la sœur de la jalousie, sauf qu’elle s’exprime dans le comportement. Elle se révèle par de l’agressivité, la dévalorisation de l’autre, une dispute pour des objets, une prise de pouvoir, etc. Elle peut même être passive : on ignore son frère ou sa sœur. Il faut penser, nous rappelle l’auteure, que l’amour des parents est une ressource que les enfants recherchent à tout prix. Une ironie de la vie ? Quand les familles de neuf enfants n’étaient pas rares, les rivalités étaient moins fortes. Peu nombreux, les enfants ont davantage soif d’attention.

8. Les familles recomposées.

Évidemment, les familles recomposées ont leur lot de problèmes : les rivalités entre enfant et belle-mère ou beau-père, le temps passé d’un côté ou de l’autre qui peut susciter du dépit, les conflits de loyauté, etc. Un côté positif : vivre en famille recomposée offre une expérience enrichissante de socialisation, de nouveaux partenaires de jeux, parfois de très bonnes relations.

9. Les rôles.

En famille, on retrouve souvent l’altruiste (souvent l’aîné) qui cède en se sacrifiant, l’animateur (souvent le cadet) qui tente par tous les moyens de créer une bonne ambiance, et le conciliateur qui travaille à maintenir l’équilibre familial. Si vous y pensez, vous allez repérer ces rôles dans votre famille.

10. Vers un lien fort.

Malgré la complexité des choses, bien des frères et sœurs en arrivent à s’aimer véritablement. Il peut sembler ardu de s’aimer dans une relation qu’on n’a pas initialement choisie, mais le lien se crée à long terme, souvent sous forme d’entraide. Il y a la chimie (on craque pour lui ou elle), une compatibilité de caractère (présente ou non), l’aide des parents, mais, en définitive, l’amour ne s’enseigne pas. Il existe ou non. Quand les sentiments positifs sont présents, le fait de passer du temps ensemble ne pourra qu’être aidant. La clé de la réussite du lien ? Établir et maintenir une communication vraie et régulière entre tous les membres de la famille.

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